En Turquie, les murs ont des oreilles. Le responsable de la cantine du quotidien turc Cumhuriyet l'a appris à ses dépens. Ce dernier a été incarcéré dimanche 25 décembre pour "injure au chef de l'État", après avoir juré qu'il refuserait de servir du thé à Recep Tayyip Erdogan s'il venait dans les locaux de la rédaction. Le patron de ce journal d'opposition se trouve déjà en détention depuis le mois de novembre.
Senol Buran a été dénoncé par un policier chargé d'assurer la sécurité du siège de Cumhuriyet, selon une information rapportée par le quotidien. Lors de son interrogatoire, le responsable de la cantine a nié avoir insulté le président, mais a reconnu avoir indiqué qu'il ne lui servirait pas de thé. S'il venait à être mis en examen, l'homme risquerait jusqu'à quatre années de prison.
Près de 2.000 procédures judiciaires pour injure
Les procès pour injure envers Recep Tayyip Erdogan se sont multipliés depuis son élection à la tête de la Turquie en août 2014, signe, selon ses détracteurs, d'une dérive autoritaire. Près de 2.000 procédures judiciaires ont ainsi été lancées dans le pays, visant aussi bien artistes et journalistes que simples particuliers. Après la tentative de coup d'État, les autorités ont lancé de vastes purges qui ont frappé tous les secteurs, notamment la presse. Plusieurs journalistes ont encore été arrêtés le week-end dernier.
Cumhuriyet, l'un des derniers journaux d'opposition en Turquie, est la bête noire du président Erdogan depuis qu'il a publié l'année dernière une enquête affirmant que les services secrets turcs avaient livré des armes à des rebelles islamistes en Syrie. Le journal a été durement frappé le mois dernier, avec l'arrestation de plusieurs cadres accusés d'activités "terroristes" en lien avec la rébellion kurde et les putschistes de juillet. t collèges du pays », tonne-t-il.
Senol Buran a été dénoncé par un policier chargé d'assurer la sécurité du siège de Cumhuriyet, selon une information rapportée par le quotidien. Lors de son interrogatoire, le responsable de la cantine a nié avoir insulté le président, mais a reconnu avoir indiqué qu'il ne lui servirait pas de thé. S'il venait à être mis en examen, l'homme risquerait jusqu'à quatre années de prison.
Près de 2.000 procédures judiciaires pour injure
Les procès pour injure envers Recep Tayyip Erdogan se sont multipliés depuis son élection à la tête de la Turquie en août 2014, signe, selon ses détracteurs, d'une dérive autoritaire. Près de 2.000 procédures judiciaires ont ainsi été lancées dans le pays, visant aussi bien artistes et journalistes que simples particuliers. Après la tentative de coup d'État, les autorités ont lancé de vastes purges qui ont frappé tous les secteurs, notamment la presse. Plusieurs journalistes ont encore été arrêtés le week-end dernier.
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