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​Etats-Unis: acculé par les scandales, le ministre de l'Environnement démissionne



Emporté par une vague de scandales retentissants, le directeur de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) démissionne. Depuis sa nomination, Scott Pruitt, un climato-sceptique, a dépensé des sommes considérables pour assurer le confort de sa fonction aux frais du contribuable. Le président américain a annoncé sur Twitter avoir accepté sa démission.
 
Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet
 
« Scott a réalisé un travail exceptionnel et je lui en serai toujours reconnaissant », écrit Donald Trump, sur Twitter comme d'habitude, sans faire mention de la série de scandales qui ont conduit le directeur de l’Agence de protection de l’environnement, arrivé avec lui en janvier 2017, à rendre son tablier.
 
« Les attaques implacables contre moi et ma famille sont sans précédent et ont eu un impact considérable sur nous tous », constate pour sa part Scott Pruitt dans sa lettre de démission. Le républicain était visé par une dizaine d’enquêtes. Sa position n’était plus tenable malgré la protection du président.
 
Depuis l'arrivée à la tête de l’Agence de protection de l’environnement du procureur général de l'Oklahoma, quasiment pas une semaine ne s’était écoulée sans qu’une nouvelle affaire ne survienne. Liens douteux avec les lobbyistes, train de vie somptueux, utilisation de fonds publics à des fins personnelles...
 
Probablement un autre climato-sceptique pour remplacer Scott Pruitt
 
La liste des scandales est interminable. Scott Pruitt a dépensé trois millions de dollars d'argent public pour assurer sa sécurité et le confort de sa fonction, avec parfois des choix étranges aux frais du contribuable. Par exemple l'installation d'une cabine téléphonique sécurisée dans ses bureaux pour 43 000 dollars.
 
Son bilan se résume en une ligne : détruire un maximum de réglementations instaurées sous l’administration Obama pour protéger l’environnement. Avant sa nomination, M. Pruitt était l'un des plus efficaces lobbyistes du secteur pétrolier, et l'un des plus farouches soutiens du retrait de l'accord de Paris.
 
Son départ ne signifie pas que cette politique va cesser. Son adjoint, qui lui succède en attendant la nomination d'un nouvel administrateur, est aussi un ancien lobbyiste : il a longtemps représenté l'industrie du charbon dans la capitale fédérale, Washington. Et comme Scott Pruitt, c'est un climato-septique.

Rfi.fr

Vendredi 6 Juillet 2018 - 10:55



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