La signature d'un protocole d'accord dont les détails n'ont pas été divulgués et la rencontre avec Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, ont marqué la visite à Benghazi d’Ali Mahamane Lamine Zeine. Un rapprochement, quelques mois après la libération par le camp Haftar du rebelle nigérien Mahmoud Salah.
« C'est une opportunité de trouver une dynamique un peu plus pragmatique, de parler parce que c'était quand même deux centres de pouvoir qui parlaient jusqu'à 2023, explique l’analyste Jelal Harchaoui, spécialiste de la Libye. Et donc, s'il y a une possibilité de restaurer ce genre de relations cordiales où on se sabote pas les uns les autres, pourquoi pas. »
Sécuriser la frontière
Le Niger et la Libye partagent plus de 300 kilomètres de frontières, le long desquels opèrent notamment des groupes rebelles hostiles au pouvoir militaire de Niamey. Il y a un an, tout le monde se désintéressait de cette zone, explique Jelal Harchaoui : « Ce qui est en train de se dérouler, c'est des choses qui auraient dû être faites il y a plusieurs mois, qui ont lieu aujourd'hui, à mon sens, en réaction au déploiement des forces algériennes au nord du Niger. Il faut aussi se souvenir que la Russie est des deux côtés de la frontière. La Russie est du côté de l'Algérie et du côté du régime nigérien et du côté de la famille Haftar. Donc, il y a un rôle de médiateur assez naturel qui va sans aucun doute s'imposer pour la Russie. »
Un spécialiste de la région note aussi la nécessité pour Niamey de mieux sécuriser cette zone dans laquelle le pouvoir nigérien n'a pas actuellement les moyens de projeter des forces occupées sur d'autres fronts.
« C'est une opportunité de trouver une dynamique un peu plus pragmatique, de parler parce que c'était quand même deux centres de pouvoir qui parlaient jusqu'à 2023, explique l’analyste Jelal Harchaoui, spécialiste de la Libye. Et donc, s'il y a une possibilité de restaurer ce genre de relations cordiales où on se sabote pas les uns les autres, pourquoi pas. »
Sécuriser la frontière
Le Niger et la Libye partagent plus de 300 kilomètres de frontières, le long desquels opèrent notamment des groupes rebelles hostiles au pouvoir militaire de Niamey. Il y a un an, tout le monde se désintéressait de cette zone, explique Jelal Harchaoui : « Ce qui est en train de se dérouler, c'est des choses qui auraient dû être faites il y a plusieurs mois, qui ont lieu aujourd'hui, à mon sens, en réaction au déploiement des forces algériennes au nord du Niger. Il faut aussi se souvenir que la Russie est des deux côtés de la frontière. La Russie est du côté de l'Algérie et du côté du régime nigérien et du côté de la famille Haftar. Donc, il y a un rôle de médiateur assez naturel qui va sans aucun doute s'imposer pour la Russie. »
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