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A Nanterre, les étudiants bloqueurs délogés par l’intervention musclée des CRS

L’université Paris Nanterre a été partiellement fermée ce matin après l’occupation de bâtiments par des étudiants opposés à la réforme de l’accès à l’université. Les forces de l’ordre sont intervenues pour une évacuation musclée.



A Nanterre, les étudiants bloqueurs délogés par l’intervention musclée des CRS
50 ans après les manifestations historiques de mai 68, les CRS sont de retour à l’université de Nanterre. Épargnée jusque-là par les mobilisations, l’université de Nanterre a vu ce lundi matin plusieurs dizaines d’étudiants tenter de bloquer certains bâtiments du campus. Avec succès d’abord, puisque la communication de l’établissement annonce vers 10h30 que les cours de la matinée ont été banalisés, et la bibliothèque fermée. «Trois bâtiments, ceux abritant le département des sciences sociales et de psychologie», ont été occupés lundi matin, a indiqué la présidence de Nanterre, qui a décidé de fermer la plupart des accès à l’université.

Mais contrairement à d’autres universités, où les étudiants manifestants contre la réforme du gouvernement sur l’accès à l’université ont pu voter le blocage du site, comme à Tolbiac à Paris, à Strasbourg ou encore Nancy, la direction de l’université de Nanterre a rapidement sollicité l’intervention des forces de l’ordre.

Considérant que les revendications des manifestants dépassaient le cadre de la manifestation contre la loi sur l’orientation des étudiants, elle a réclamé l’évacuation de ces derniers.

Des étudiants retranchés sur le toit

C’est donc par une évacuation musclée que s’est achevée la manifestation étudiante. Les CRS sont intervenues dans les bâtiments des sciences sociales pour déloger «une vingtaine de personnes», selon la préfecture de police de Paris. Ces jeunes sont retranchés sur le toit d’un bâtiment, selon deux étudiants mobilisés. Elodie, une étudiante présente sur place et impliquée dans le mouvement, a parlé, elle, d’«une cinquantaine d’étudiants» réfugiés «sur les toits» après l’arrivée des forces de l’ordre, qui se sont déployées à l’intérieur et autour des bâtiments. Selon Le Parisien, l’intervention a donné lieu à plusieurs interpellations.
 
Indignation politique à gauche
 
De nombreuses personnes se sont indignées sur les réseaux sociaux de cette intervention musclée. «Le président de l’université de Nanterre fait intervenir des CRS à la fac de Nanterre, dans l’amphi occupé par les étudiantes de la fac pour L’AG. Plusieurs blessés, d’autres embarqués. Honte à lui, qu’il démissionne» raconte par exemple Julian, étudiant en Droit à Nanterre et engagé politiquement à gauche. De nmbreuses personnalités politiques ont également réagi, comme Jean-Luc Mélenchon,

Le Figaro

Lundi 9 Avril 2018 - 21:45



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