Maintenant que tous, vos héritiers comme vos proches, et jusqu’à l’État qui vient de vous ériger au rang de « patrimoine national », ont fini de vous célébrer, je voudrais humblement élever ma voix pour vous saluer.
Dans la vie publique comme à la tribune des parlements nationaux, trois mots, dit-on, sont les plus difficiles à prononcer et caractériser dans toutes les langues du monde : Merci, Pardon, et S’il vous plaît.
Rien ne saurait, plus que ces trois mots, vous caractérisait.
MERCI D’ABORD,
Je ne vous ai jamais connu ni comme enseignant, ni même comme avocat.
Mes aînés vous décrivent en pédagogue exceptionnel pour ce qui est de l’un et en grand et brillant plaideur pour l’autre.
D’ailleurs vous aimiez souvent me rappeler avoir eu mon maître comme stagiaire.
Premier avocat élu Président, jamais vous n’avez cessé de clamer que vous êtes des nôtres. Le barreau du Sénégal vous doit tant !
Moi aussi !
En effet comment oublier votre soutien aux élections locales de 2014, à Podor ?
Nous étions pourtant opposés.
Pendant que mon propre parti et ses alliés avaient fini de me lâcher, seule, je faisais face.
Et vous, êtes venu à moi, m’honorant d’un témoignage public que tout Podor racontera sur des générations.
Partie jusque Versailles vous en remercier, vous m’avez alors expliqué le sens profond de votre geste qui allait, m’aviez vous dit, au-delà de la politique.
Merci, Maître !
PARDON ENSUITE,
Au pouvoir, vous avez su pardonner.
Car malgré les privations, malgré les brimades, malgré la prison, rien, ni personne n’a pu vous arrêter.
Seul sur le difficile et solitaire chemin vers le Pouvoir.
Seul, jusqu’au bout de la démocratie.
Seul, jusqu’à l’alternance.
Une fois arrivé vous êtes-vous élevé, en portant la politique au pinacle de la générosité.
Vous avez pardonné !
Le pardon, ce mot que notre pays, par les temps qui courent, semble avoir désappris.
Vous, jamais !
Ensuite, S’IL VOUS PLAIT
Porté et adulé par la foule du SOPI, vous avez réalisé votre rêve.
Et comme César Imperator, vous avez ceint la couronne, un certain 19 mars 2000.
Vous avez demandé, sans relâche ; jamais vous ne vous êtes proclamé.
Ni volée, ni arrachée : juste reçue !
Reçue d’un peuple qui rêvait de changement au début d’un nouveau millénaire.
Et douze ans plus tard, quand ce même peuple a voulu tourner la page, vous vous êtes incliné, rendant ce qu’on vous avait que prêté.
Une voix, vous le saviez, ne se possède pas : elle s’honore, et se rend.
Et voilà qu’à cent ans, vous nous donnez une subliminale leçon.
En effet, interrogé sur nos fièvres, sur ces querelles que chacun commente à l’envi, vous nous avez parlé du monde, de la Palestine, des grands fracas du siècle.
Et vous vous êtes tu sur les nôtres.
À l’heure où tous se pressent de dire tout haut ce que beaucoup voient déjà, vous nous rappelez que la grandeur, parfois, se tait.
Aujourd’hui que je veux vous honorer, autorisez moi à faire comme vous, pour vous dire Merci, Pardon , S’il vous plaît, et taire le reste.
Merci Maître !
Maître en tout, maître pour beaucoup, et surtout maître de son destin.
Ce destin que vous aurez façonné non pour vous-même, mais pour des générations de Sénégalais qui, en ce jour mémorable du siècle, ont prié pour vous.
Que Dieu vous accorde de vivre et demeurer longtemps parmi nous, car l’ouvrage que vous avez mis sur le métier est encore à finir.
Ave Magister, discipuli te salutant.
Gloire à vous, Maître : vos disciples vous saluent !
ATS
Dans la vie publique comme à la tribune des parlements nationaux, trois mots, dit-on, sont les plus difficiles à prononcer et caractériser dans toutes les langues du monde : Merci, Pardon, et S’il vous plaît.
Rien ne saurait, plus que ces trois mots, vous caractérisait.
MERCI D’ABORD,
Je ne vous ai jamais connu ni comme enseignant, ni même comme avocat.
Mes aînés vous décrivent en pédagogue exceptionnel pour ce qui est de l’un et en grand et brillant plaideur pour l’autre.
D’ailleurs vous aimiez souvent me rappeler avoir eu mon maître comme stagiaire.
Premier avocat élu Président, jamais vous n’avez cessé de clamer que vous êtes des nôtres. Le barreau du Sénégal vous doit tant !
Moi aussi !
En effet comment oublier votre soutien aux élections locales de 2014, à Podor ?
Nous étions pourtant opposés.
Pendant que mon propre parti et ses alliés avaient fini de me lâcher, seule, je faisais face.
Et vous, êtes venu à moi, m’honorant d’un témoignage public que tout Podor racontera sur des générations.
Partie jusque Versailles vous en remercier, vous m’avez alors expliqué le sens profond de votre geste qui allait, m’aviez vous dit, au-delà de la politique.
Merci, Maître !
PARDON ENSUITE,
Au pouvoir, vous avez su pardonner.
Car malgré les privations, malgré les brimades, malgré la prison, rien, ni personne n’a pu vous arrêter.
Seul sur le difficile et solitaire chemin vers le Pouvoir.
Seul, jusqu’au bout de la démocratie.
Seul, jusqu’à l’alternance.
Une fois arrivé vous êtes-vous élevé, en portant la politique au pinacle de la générosité.
Vous avez pardonné !
Le pardon, ce mot que notre pays, par les temps qui courent, semble avoir désappris.
Vous, jamais !
Ensuite, S’IL VOUS PLAIT
Porté et adulé par la foule du SOPI, vous avez réalisé votre rêve.
Et comme César Imperator, vous avez ceint la couronne, un certain 19 mars 2000.
Vous avez demandé, sans relâche ; jamais vous ne vous êtes proclamé.
Ni volée, ni arrachée : juste reçue !
Reçue d’un peuple qui rêvait de changement au début d’un nouveau millénaire.
Et douze ans plus tard, quand ce même peuple a voulu tourner la page, vous vous êtes incliné, rendant ce qu’on vous avait que prêté.
Une voix, vous le saviez, ne se possède pas : elle s’honore, et se rend.
Et voilà qu’à cent ans, vous nous donnez une subliminale leçon.
En effet, interrogé sur nos fièvres, sur ces querelles que chacun commente à l’envi, vous nous avez parlé du monde, de la Palestine, des grands fracas du siècle.
Et vous vous êtes tu sur les nôtres.
À l’heure où tous se pressent de dire tout haut ce que beaucoup voient déjà, vous nous rappelez que la grandeur, parfois, se tait.
Aujourd’hui que je veux vous honorer, autorisez moi à faire comme vous, pour vous dire Merci, Pardon , S’il vous plaît, et taire le reste.
Merci Maître !
Maître en tout, maître pour beaucoup, et surtout maître de son destin.
Ce destin que vous aurez façonné non pour vous-même, mais pour des générations de Sénégalais qui, en ce jour mémorable du siècle, ont prié pour vous.
Que Dieu vous accorde de vivre et demeurer longtemps parmi nous, car l’ouvrage que vous avez mis sur le métier est encore à finir.
Ave Magister, discipuli te salutant.
Gloire à vous, Maître : vos disciples vous saluent !
ATS
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