Ce samedi matin, plusieurs éléments appartenant aux forces spéciales déferlent en nombre sur le lycée classique de Cocody à Abidjan, où sont rassemblés les candidats du concours d’entrée à la police nationale. Des tirs sont entendus et des bagarres éclatent avant un retour au calme.
Des événements, qui interviennent 48 heures après un grave incident. Une douzaine d’éléments des forces spéciales, armés et équipés, avaient alors fait une descente à la préfecture de police d’Abidjan ou se trouvait un des leurs, raflé quelques heures plus tôt lors d’une opération de police à Abobo. Les policiers avaient fini par maîtriser les militaires.
Selon le communiqué officiel publié dès le jeudi soir, ces militaires étaient venus identifier leur collègue arrêté. « L’arrivée de ce détachement a suscité un malentendu qui a entraîné des échauffourées. Une enquête est en cours », indique le texte, signé de responsables de la police et de l’armée.
À un an de la présidentielle et deux ans après des mutineries qui ont secoué tout le pays, les autorités prennent ces poussées de fièvre très au sérieux. Ce samedi, quand les échauffourées ont éclaté au lycée classique de Cocody, les hauts responsables de la police, de la gendarmerie et de l’armée étaient en tournée dans les casernes de l'armée et de la police pour « prôner la cohésion, la fraternité, la solidarité et la discipline entre frères d'armes » .
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