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Accusation de viols et menaces de mort: une affaire de mœurs qui va "écorner" l'image de Sonko (analyste)

En politique, tous les coups sont permis, dit-on. C’est ce que vit Ousmane Sonko, principal opposant au président Macky Sall, selon le leader des Forces démocratiques du Sénégal, Dr Babacar Diop qui accuse le régime en place. Le leaders du parti Pastef Les Patriotes, Ousmane Sonko, est accusé depuis vendredi de « viols répétitifs et de menaces de mort » par une jeune femme exerçant dans un salon de massage, implanté à Sacré-cœur, un quartier chic de Dakar.
L’accusé lui-même a rassuré ses militants et sympathisants, en déclarant sur sa page Facebook, qu’il n’a rien à voir avec ces « mensonges crapuleux ». Cette affaire qui pèse sur Sonko fait penser à celle de Dominique Strauss-Kahn, l’ex-patron du FMI, accusé de viol en 2011, par une femme de chambre (Nafissatou Diallo) de l'hôtel Sofitel, alors qu’il était bien parti pour la présidentielle française de 2012. Interrogés par PressAfrik, des analystes politiques se sont gardés de trop commenter les faits, attendant de connaitre la suite de l’enquête. Mais, pour Abdoulaye Mbow, une chose est sûre : « si ces accusations s'avèrent fausses, Sonko y gagnera plus. Mais quoiqu'il en soit, son image sera écornée ».



Accusation de viols et menaces de mort: une affaire de mœurs qui va "écorner" l'image de Sonko (analyste)
Ousmane Sonko serait-il dans de sales draps ? L’opposant le plus redouté par le régime du Président Macky Sall est accusé de « viols répétitifs et de menaces de mort », par une jeune fille travaillant dans un salon de massage. Ces accusations interviennent dans un contexte politique particulier, marqué par les retrouvailles entre Macky Sall et Idrissa Seck, arrivé deuxième lors de la présidentielle du 24 février 2019. Alors que Macky Sall avait plusieurs fois exprimé sa volonté de réduire l’opposition à sa simple expression.

Même si des analystes politiques s’abstiennent à faire le lien, cette affaire de mœurs dont les tenants et les aboutissants restent à connaitre, va forcément « écorner » l’image du leader de Pastef Les Patriotes. C’est ce qu’estime le journaliste et analyste Abdoulaye Mbow.
 
« Je ne connais pas l'orientation et les conclusions qui seront issues de ce dossier. Notamment concernant des affaires de mœurs. Dans tous les cas, Ousmane Sonko a été accusé dans plusieurs choses. Mais celle-ci est encore plus grave, car il s'agit d'une affaire de mœurs. Les affaires de mœurs, ça touche véritablement la personne dans toute sa chair. Mais si cela s'avérait faux, il en gagnera plus. Mais quoiqu'il en soit, son image sera écornée. Quelque que soit l'issue, je dis bien, son image sera un tout petit peu écornée. Mais jusqu'à la preuve du contraire, il y a le bénéficie du doute par rapport à ces accusations portées contre Ousmane Sonko », a affirmé M. Mbow, joint par PressAfrik.
 
Dans cette affaire, selon lui, il s'agit de voir si Monsieur Sonko a eu à faire un déplacement dans ce salon comme l'a dit la propriétaire du lieu. « Donc, rien que pour cela, même s'il n’y avait pas de viol, son image sera écornée. Son orientation idéologique et sa pratique de la religion, tout ceci font qu'il ne peut pas échapper aux critiques », a-t-il ajouté.

Les affaires de mœurs ont toujours couté cher aux hommes politiques. Le cas de l’ex-patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, en est un exemple. En 2011, il avait été accusé de viol par une femme de chambre de l'hôtel Sofitel à New York, alors qu’il était bien parti pour remporter la présidentielle française de 2012. Au finish, sa carrière politique a été réduite au néant.
 
Pour le cas Sonko, c’est prématuré de faire le lien. Bien que cette affaire intervient dans un contexte politique particulier, Abdoulaye Mbow s’est réservé de parler de tout complot contre l’opposant pour le moment. « Je ne saurais parler de complot ou de véracité des faits. Je me reverse le droit d'attendre les résultats de l'enquête préliminaire comme tout autre citoyen. On ne peut rien affirmer pour l'instant par rapport à la présidentielle de 2024. Tout dépend des résultats de l'enquête ».
 

Accusation de viols et menaces de mort: une affaire de mœurs qui va "écorner" l'image de Sonko (analyste)



Vendredi, nos confrères du journal Les Echos, qui ont exploité les PV et la plainte de la jeune femme ont révélé que Ousmane Sonko est accusé de « viols répétitifs et de menace de morts ». La femme a été longuement auditionnée à deux reprises par les enquêteurs de la Section de recherches. Dans sa plainte, elle raconte que : « Monsieur Ousmane Sonko se présente régulièrement en qualité de client pour des séances de massage, mais à la fin, il exige toujours des faveurs sexuelles ». 

Elle  ajoute : « devant mon refus d’assouvir ses pulsions, il m’a un jour étranglée et contrainte des rapports sexuels avec lui. Confuse et reprise de honte, j’ai voulu garder le silence sur cet acte mortifiant, en espérant que cela ne se reproduise pas. Mal m’en a pris puisqu’il revient régulièrement et me contraint d’avoir des relations sexuelles avec lui, et cela sous la menace de me faire disparaître de la surface de la terre compte tenu de sa toute puissance et de sa position dans le pays », a-t-écrit dans le document rendu public.

La propriétaire du salon de massage en question ne cesse de donner de fausses identités. Dans une interview avec Emedia vendredi, elle s’appelait Amy Diop au début, mais c’est Absa Diagne à la fin. La dame a tenté de laver le député à grande eau et a qualifié les propos de son employée d'un « tissu de mensonges ». Elle a confirmé par la même occasion que le leader du Pastef est un client fidèle de son salon.

« Après chaque voyage, Ousmane SONKO vient faire un message tonifiant relaxant (Massage de dos et le client ne se déshabille que pour montrer son dos). C'est le seul massage que l'ont fait d'ailleurs », a-t-elle confié.

L’affaire a connu une autre tournure samedi soir. En effet, selon Libération online, la propriétaire ne s'appelle pas Amy Diop, Absa Diagne ou Fina Coulibaly. Elle répond au nom de Ndèye Khady Ndiaye, née le 13 juillet 1988 à Kaolack, au centre du Sénégal. Elle a été placée en garde à vue samedi soir à la Section de recherches. Elle est poursuivie pour les "délits d’incitation à la débauche et de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs".

En attendant, l’opposant Ousmane Sonko a reçu sa convocation et fera face aux enquêteurs de la Section de recherches lundi à 10h00 (Gmt).


Salif SAKHANOKHO

Dimanche 7 Février 2021 - 14:09


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