Le pool d’avocats de Farba Ngom, avec à sa tête Me Amadou Sall, a tenu une conférence de presse ce mercredi 11 février 2026. Entre dénonciation d'un « piratage d’État » et alertes sur l’état de santé critique du député-maire, la défense a annoncé une offensive judiciaire contre la ministre de la Justice et la saisine du Bâtonnier de l’Ordre.
Le cœur de l'indignation de la défense réside dans le traitement des données privées du député-maire. Me Amadou Sall et ses confrères ont accusé directement la ministre de la Justice d'avoir outrepassé ses prérogatives en exploitant publiquement le contenu du téléphone de leur client.
« Le ministre de la Justice n'est pas une autorité judiciaire. En exhibant le contenu de ce portable et en violant le secret des correspondances, elle a commis un acte inacceptable », a fustigé le pool d'avocats. Selon Me Amadou Sall, l'appareil, saisi lors d'une fouille nocturne en décembre, aurait été « craqué » et fouillé en dehors de toute présence d'avocats ou d'autorisation judiciaire régulière. «Mme la ministre de la Justice Farba Ngom m'envoi vous dire que tout ce que vous dites avoir trouvé dans le téléphone c'est vous même qui l'avait mis dedans», a lancé Me Sall.
Une plainte pour violation du secret professionnel
Les avocats dénoncent une immixtion jugée illégale dans les échanges entre un conseil et son client. Pour les avocats, la ministre a franchi une ligne rouge. « Nous envisageons de poser une plainte contre elle. Le secret professionnel entre un avocat et son client est un secret illimité et absolu. Notre règlement intérieur est clair : elle n'avait pas à s'immiscer dans les correspondances ou dans les conversations entre avocat et client », a déclaré l'un des membres du collectif.
En parallèle, la défense a confirmé la saisine du Bâtonnier de l’Ordre des avocats pour arbitrer cette violation des règles régissant la profession. Selon les conseils, l'attitude de la ministre est inédite. « C’est la première fois depuis que le Sénégal est indépendant qu’un ministre de la Justice se permet de faire un point de presse sur un dossier qui est en instruction, en se substituant aux autorités judiciaires », ont-ils souligné.
Une « orchestration » nocturne pour bloquer la liberté
Les avocats ont également détaillé ce qu’ils nomment « une affaire dans l’affaire », visant à bloquer la libération de Farba Ngom. Ils ont pointé du doigt une fouille nocturne survenue le 29 décembre à 1h du matin, menée par le nouveau Directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire. « Tout a été orchestré par la Garde des Sceaux avec complicité. Cette fouille inopinée n'a visé que la cellule de Farba. On a créé cette affaire pour que le mandat de dépôt soit maintenu. C’est la théorie de Charles Pasqua : on crée une affaire dans l’affaire pour garder quelqu'un en prison », ont -t-ils dénoncé.
Ils ont soutenu que cette manœuvre visait spécifiquement à saboter l'ordonnance de mise sous contrôle judiciaire que le juge d'instruction s'apprêtait à rendre le 7 janvier, et dont le procureur financier a finalement relevé appel sur « instructions présumées » de la chancellerie.
L'immunité parlementaire « foulée aux pieds »
Me Amadou Sall et ses confrères ont dressé un réquisitoire sévère contre la procédure d'arrestation de Farba Ngom, qu'ils jugent « nulle » de plein droit. Selon la défense, les autorités ont agi au mépris total du statut de l'élu.« Les procédures d'arrestation et de garde à vue ont été menées en violation flagrante de son statut de député », dénoncent les avocats. Ils soutiennent que la gendarmerie et le parquet ont procédé à l'interpellation avant même que l'immunité parlementaire ne soit levée. « La levée de l'immunité a été demandée a posteriori pour tenter de régulariser l'irréparable. Dans ce pays, on agit désormais en marge de la loi ».
Alerte sur une « tragédie médicale » imminente
L'autre pilier de la colère de la défense est le maintien en détention d'un homme dont l'état de santé est jugé critique. « Trop c'est trop », a martelé le pool d'avocats, dénonçant un « mépris total » des rapports médicaux. « Nous ne pouvons plus garder le silence quand la détention devient la règle et la liberté l'exception. Trop c'est trop », a martelé le pool d'avocats.
Ils s'insurgent contre le refus systématique de la liberté provisoire par le parquet financier, malgré les garanties de représentation offertes par ses fonctions de maire et de député. « Ce collège a déposé un rapport dans lequel il conclut que l’état de santé de Farba est incompatible avec la vie en milieu carcéral. Ils ont même retrouvé une pathologie qui peut mener à une mort subite à tout moment. Et malgré tout, il n'a pas bénéficié d'une liberté ».
La défense a appelé les autorités à réagir avant qu'une « tragédie médicale ne survienne », rappelant que Monsieur Ngom dispose de toutes les garanties de représentation liées à ses fonctions de maire et de député.
Saisine de la Chambre d'accusation pour « nullité absolue »
Pour mettre fin à ce qu'ils qualifient de « justice sur commande », les conseils ont saisi la Chambre d'accusation afin de demander l'annulation du réquisitoire introductif et de l'ensemble de la procédure. « Tout a été fait dans la plus parfaite illégalité », a indiqué Me Amadou Sall. La défense espère désormais que la Chambre d'accusation saura « réconcilier la justice avec la liberté » et prononcera l'annulation d'une procédure qu'ils estiment être une pure « orchestration politique » visant à « avoir la tête » de Farba Ngom.
La défense conclut en réitérant que le dossier est vide d'éléments incriminants : « On a entendu le fond, il a contesté les faits. Un autre témoin est venu pour blanchir Farba, le laver à grande eau. En réalité, vous avez un innocent en prison ».
Le cœur de l'indignation de la défense réside dans le traitement des données privées du député-maire. Me Amadou Sall et ses confrères ont accusé directement la ministre de la Justice d'avoir outrepassé ses prérogatives en exploitant publiquement le contenu du téléphone de leur client.
« Le ministre de la Justice n'est pas une autorité judiciaire. En exhibant le contenu de ce portable et en violant le secret des correspondances, elle a commis un acte inacceptable », a fustigé le pool d'avocats. Selon Me Amadou Sall, l'appareil, saisi lors d'une fouille nocturne en décembre, aurait été « craqué » et fouillé en dehors de toute présence d'avocats ou d'autorisation judiciaire régulière. «Mme la ministre de la Justice Farba Ngom m'envoi vous dire que tout ce que vous dites avoir trouvé dans le téléphone c'est vous même qui l'avait mis dedans», a lancé Me Sall.
Une plainte pour violation du secret professionnel
Les avocats dénoncent une immixtion jugée illégale dans les échanges entre un conseil et son client. Pour les avocats, la ministre a franchi une ligne rouge. « Nous envisageons de poser une plainte contre elle. Le secret professionnel entre un avocat et son client est un secret illimité et absolu. Notre règlement intérieur est clair : elle n'avait pas à s'immiscer dans les correspondances ou dans les conversations entre avocat et client », a déclaré l'un des membres du collectif.
En parallèle, la défense a confirmé la saisine du Bâtonnier de l’Ordre des avocats pour arbitrer cette violation des règles régissant la profession. Selon les conseils, l'attitude de la ministre est inédite. « C’est la première fois depuis que le Sénégal est indépendant qu’un ministre de la Justice se permet de faire un point de presse sur un dossier qui est en instruction, en se substituant aux autorités judiciaires », ont-ils souligné.
Une « orchestration » nocturne pour bloquer la liberté
Les avocats ont également détaillé ce qu’ils nomment « une affaire dans l’affaire », visant à bloquer la libération de Farba Ngom. Ils ont pointé du doigt une fouille nocturne survenue le 29 décembre à 1h du matin, menée par le nouveau Directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire. « Tout a été orchestré par la Garde des Sceaux avec complicité. Cette fouille inopinée n'a visé que la cellule de Farba. On a créé cette affaire pour que le mandat de dépôt soit maintenu. C’est la théorie de Charles Pasqua : on crée une affaire dans l’affaire pour garder quelqu'un en prison », ont -t-ils dénoncé.
Ils ont soutenu que cette manœuvre visait spécifiquement à saboter l'ordonnance de mise sous contrôle judiciaire que le juge d'instruction s'apprêtait à rendre le 7 janvier, et dont le procureur financier a finalement relevé appel sur « instructions présumées » de la chancellerie.
L'immunité parlementaire « foulée aux pieds »
Me Amadou Sall et ses confrères ont dressé un réquisitoire sévère contre la procédure d'arrestation de Farba Ngom, qu'ils jugent « nulle » de plein droit. Selon la défense, les autorités ont agi au mépris total du statut de l'élu.« Les procédures d'arrestation et de garde à vue ont été menées en violation flagrante de son statut de député », dénoncent les avocats. Ils soutiennent que la gendarmerie et le parquet ont procédé à l'interpellation avant même que l'immunité parlementaire ne soit levée. « La levée de l'immunité a été demandée a posteriori pour tenter de régulariser l'irréparable. Dans ce pays, on agit désormais en marge de la loi ».
Alerte sur une « tragédie médicale » imminente
L'autre pilier de la colère de la défense est le maintien en détention d'un homme dont l'état de santé est jugé critique. « Trop c'est trop », a martelé le pool d'avocats, dénonçant un « mépris total » des rapports médicaux. « Nous ne pouvons plus garder le silence quand la détention devient la règle et la liberté l'exception. Trop c'est trop », a martelé le pool d'avocats.
Ils s'insurgent contre le refus systématique de la liberté provisoire par le parquet financier, malgré les garanties de représentation offertes par ses fonctions de maire et de député. « Ce collège a déposé un rapport dans lequel il conclut que l’état de santé de Farba est incompatible avec la vie en milieu carcéral. Ils ont même retrouvé une pathologie qui peut mener à une mort subite à tout moment. Et malgré tout, il n'a pas bénéficié d'une liberté ».
La défense a appelé les autorités à réagir avant qu'une « tragédie médicale ne survienne », rappelant que Monsieur Ngom dispose de toutes les garanties de représentation liées à ses fonctions de maire et de député.
Saisine de la Chambre d'accusation pour « nullité absolue »
Pour mettre fin à ce qu'ils qualifient de « justice sur commande », les conseils ont saisi la Chambre d'accusation afin de demander l'annulation du réquisitoire introductif et de l'ensemble de la procédure. « Tout a été fait dans la plus parfaite illégalité », a indiqué Me Amadou Sall. La défense espère désormais que la Chambre d'accusation saura « réconcilier la justice avec la liberté » et prononcera l'annulation d'une procédure qu'ils estiment être une pure « orchestration politique » visant à « avoir la tête » de Farba Ngom.
La défense conclut en réitérant que le dossier est vide d'éléments incriminants : « On a entendu le fond, il a contesté les faits. Un autre témoin est venu pour blanchir Farba, le laver à grande eau. En réalité, vous avez un innocent en prison ».
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