Sans précaution de langage, ni formule nuancée, un ancien ministre, auréolé de ses titres et grades, pour avoir occupé au moins trois départements ministériels, a affirmé, sans sourciller, sur un plateau de télé à une heure de grande audience, que l'ex Premier ministre est le premier (donc le seul et unique), parmi tous ceux qui ont eu à occuper cette fonction à disposer de fonds politiques. Une sentence presque biblique !
Aussi, en un quart de tour, l'extrait est-il devenu viral au regard de la respectabilité présumée de son auteur disposant d'un pedigree qui le rend crédible. De même, le caractére inédit des faits allégués mais surtout l'envergure politique du "mis en cause" qui défend l'idée d'un encadrement des fonds de cette nature en ont amplifiés la résonance .
N'ayant jamais exercé la fonction de Premier Ministre comme il le reconnaît lui même, n'ayant jamais été ministre en charge du Budget donc n'ayant jamais été, officiellement, au cœur de la gestion budgétaire interministérielle, la prudence et la bonne foi devaient suggérer, à minima, d'être moins péremptoire sauf si l'on cherche, en politicien opportuniste, un bol d'air frais dans une actualité politique étouffante pour les zombies nécrosées par la bipolarisation du champ politique entre le camp présidentiel et la majorité parlementaire. Peut être que l'amplitude du rendez-vous du Djoloff est passée par là.
En effet, il aurait simplement suffit de lire et de comparer les lignes et rubriques des budgets des années 2023, 2024 et 2025 de la Primature pour constater de visu que, à droit constant, les dotations y sont identiques du point de vue de leur nomenclature. Les seules variations y notées sont imputables aux changements institutionnels (rattachement ou détachement d'un service à la Primature).
Donc le fait nouveau important serait de dire précisement que l'ex- Premier ministre Ousmane SONKO, est le premier parmi tous ses devanciers à avoir reconnu publiquement que dans le budget de la Primature y sont insérés des fonds politique et d'avoir préciser son enveloppe et son usage en général sans entrer le détail au francs près. Autrement, la question légitime qu'il fallait en inférer est celle de savoir, est-ce que ses prédécesseurs ont-ils usé de ces fonds et à quelles fins ?
La surenchère entretenue par des agitateurs politiques sans épaisseur, sur fond d'insinuations, cherchant à cannibaliser la quintessence du débat en érgotant sur la semestrialité des montants, leur fraction journalière, et tuti quanti, n'est pas à la hauteur des enjeux et de la problématique.
Dans une démocratie, il est possible de débattre de toutes les questions d'intérêt national sur l'usage de l'argent public, au cœur de la démocrate et de l'état de droit.
L'argumentation doit être la seule boussole. Jusqu'ici, la majorité parlementaire a exhibé ses motifs tout comme le chef de l'État a sereinement assumé et défendu sa position. Pour ou contre, neutre ou sans avis, palabrons, sans dogme ni suspicion autour de ces points de vue voire même d'autres. In fine, de la discussion jaillit la lumière....
A y regarder de près, notre démocratie institutionnelle est en pleine vitalité laissant à la traîne des acteurs qui devraient penser à leur reconversion.
Hélas, certains acteurs, toujours inscrits dans le registre des souvenirs déjà vècus, sont déboussolés et cherchent désespérément leur chemin.
Inlassablement, continuons d'instruire le procès de notre démocratie pour y déceler l'ivraie.
Aussi, en un quart de tour, l'extrait est-il devenu viral au regard de la respectabilité présumée de son auteur disposant d'un pedigree qui le rend crédible. De même, le caractére inédit des faits allégués mais surtout l'envergure politique du "mis en cause" qui défend l'idée d'un encadrement des fonds de cette nature en ont amplifiés la résonance .
N'ayant jamais exercé la fonction de Premier Ministre comme il le reconnaît lui même, n'ayant jamais été ministre en charge du Budget donc n'ayant jamais été, officiellement, au cœur de la gestion budgétaire interministérielle, la prudence et la bonne foi devaient suggérer, à minima, d'être moins péremptoire sauf si l'on cherche, en politicien opportuniste, un bol d'air frais dans une actualité politique étouffante pour les zombies nécrosées par la bipolarisation du champ politique entre le camp présidentiel et la majorité parlementaire. Peut être que l'amplitude du rendez-vous du Djoloff est passée par là.
En effet, il aurait simplement suffit de lire et de comparer les lignes et rubriques des budgets des années 2023, 2024 et 2025 de la Primature pour constater de visu que, à droit constant, les dotations y sont identiques du point de vue de leur nomenclature. Les seules variations y notées sont imputables aux changements institutionnels (rattachement ou détachement d'un service à la Primature).
Donc le fait nouveau important serait de dire précisement que l'ex- Premier ministre Ousmane SONKO, est le premier parmi tous ses devanciers à avoir reconnu publiquement que dans le budget de la Primature y sont insérés des fonds politique et d'avoir préciser son enveloppe et son usage en général sans entrer le détail au francs près. Autrement, la question légitime qu'il fallait en inférer est celle de savoir, est-ce que ses prédécesseurs ont-ils usé de ces fonds et à quelles fins ?
La surenchère entretenue par des agitateurs politiques sans épaisseur, sur fond d'insinuations, cherchant à cannibaliser la quintessence du débat en érgotant sur la semestrialité des montants, leur fraction journalière, et tuti quanti, n'est pas à la hauteur des enjeux et de la problématique.
Dans une démocratie, il est possible de débattre de toutes les questions d'intérêt national sur l'usage de l'argent public, au cœur de la démocrate et de l'état de droit.
L'argumentation doit être la seule boussole. Jusqu'ici, la majorité parlementaire a exhibé ses motifs tout comme le chef de l'État a sereinement assumé et défendu sa position. Pour ou contre, neutre ou sans avis, palabrons, sans dogme ni suspicion autour de ces points de vue voire même d'autres. In fine, de la discussion jaillit la lumière....
A y regarder de près, notre démocratie institutionnelle est en pleine vitalité laissant à la traîne des acteurs qui devraient penser à leur reconversion.
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Inlassablement, continuons d'instruire le procès de notre démocratie pour y déceler l'ivraie.
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