En prélude de la Journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 août, une étude publiée par Polaris Asso pointe du doigt un déséquilibre majeur dans les instances décisionnelles sénégalaises. Les moins de 35 ans ne représentent que 6 % des conseillers municipaux et 4,2 % des députés à l'Assemblée nationale, soit à peine 7 parlementaires sur 165. Un écart saisissant alors que cette tranche d'âge constitue 75 % de la population totale et affiche un âge médian de 19 ans.
Cette marginalisation dans les instances élues ne relève pourtant pas d'un désintérêt pour la politique. D'après le rapport, 58 % des 18-24 ans et 73 % des 25-35 ans interrogés déclarent suivre de près les affaires publiques. Le fossé reste néanmoins béant entre citoyens et élus : près de 57 % des sondés indiquent n'avoir eu aucun contact avec un conseiller municipal au cours de l'année écoulée, et près de 66 % n'ont jamais échangé avec un Conseil communal de la jeunesse.
L'étude met en avant une série de blocages structurels qui freinent l'émergence politique des jeunes, notamment le manque de formation à la gestion locale, les verrous lors des investitures au sein des partis politiques ainsi que les difficultés d'accès à l'emploi. La situation s'avère encore plus complexe pour les jeunes femmes, confrontées aux contraintes socioculturelles et aux charges familiales.
Ces enjeux font l'objet d'un rassemblement à Khombole, coorganisé par Polaris Asso et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. En ligne de mire des élections locales de 2027, les initiateurs du projet réclament un soutien accru aux candidatures de jeunes et proposent d'ouvrir la réflexion sur la mise en place de quotas.
Cette marginalisation dans les instances élues ne relève pourtant pas d'un désintérêt pour la politique. D'après le rapport, 58 % des 18-24 ans et 73 % des 25-35 ans interrogés déclarent suivre de près les affaires publiques. Le fossé reste néanmoins béant entre citoyens et élus : près de 57 % des sondés indiquent n'avoir eu aucun contact avec un conseiller municipal au cours de l'année écoulée, et près de 66 % n'ont jamais échangé avec un Conseil communal de la jeunesse.
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