Assis au centre de l’amphithéâtre, Cyril Ramaphosa souhaite montrer l’image d’un témoin coopératif et répond avec amabilité à la salve de questions. Vice-président de Jacob Zuma de 2014 à 2018, il revient sur les options qui se sont présentées à lui lors des révélations des scandales de corruption : « La première option que j’aurais pu choisir aurait été de démissionner de l’exécutif. Mais cela aurait diminué mes possibilités de contribuer au combat contre la capture de l’État. Cela aurait fait les gros titres, et puis plus rien. »
Pas question non plus, selon Cyril Ramaphosa, de rester silencieux, ou de participer à ce pillage des ressources publiques. Seule solution : résister de l’intérieur.
« Cette approche a finalement permis d’obtenir les grands changements que le pays a connu ces trois dernières années, et de commencer la reconstruction de nos institutions abîmées », se défend-t-il.
« Vague sur certaines questions »
Pour qualifier les nombreuses dérives de l’ANC, le président parle d’« échecs », d’« erreurs », d’« incidents ». De quoi laisser sceptique John Steenhuisen, le leader du principal parti d’opposition, l’Alliance Démocratique : « Je pense que c’est une bonne chose que le président comparaisse devant la commission. Mais il est resté très vague sur certaines questions précises. Et on a vu la semaine dernière, avec le remaniement, qu’il n’est pas prêt à faire un grand ménage. Il recycle certaines personnes qui ont causé tous ces problèmes. » Le président doit conclure son témoignage ce jeudi.
La commission d'enquête a été mise en place en 2018 afin de faire la lumière sur les nombreuses affaires de corruption au sommet de l’État et détailler comment un système d’accaparement du pouvoir a été mis en place par l’ancien président Jacob Zuma et la famille Gupta. C’est pour avoir refusé de comparaître devant cette même commission que Jacob Zuma purge actuellement une peine de quinze mois de prison.
Pas question non plus, selon Cyril Ramaphosa, de rester silencieux, ou de participer à ce pillage des ressources publiques. Seule solution : résister de l’intérieur.
« Cette approche a finalement permis d’obtenir les grands changements que le pays a connu ces trois dernières années, et de commencer la reconstruction de nos institutions abîmées », se défend-t-il.
« Vague sur certaines questions »
Pour qualifier les nombreuses dérives de l’ANC, le président parle d’« échecs », d’« erreurs », d’« incidents ». De quoi laisser sceptique John Steenhuisen, le leader du principal parti d’opposition, l’Alliance Démocratique : « Je pense que c’est une bonne chose que le président comparaisse devant la commission. Mais il est resté très vague sur certaines questions précises. Et on a vu la semaine dernière, avec le remaniement, qu’il n’est pas prêt à faire un grand ménage. Il recycle certaines personnes qui ont causé tous ces problèmes. » Le président doit conclure son témoignage ce jeudi.
La commission d'enquête a été mise en place en 2018 afin de faire la lumière sur les nombreuses affaires de corruption au sommet de l’État et détailler comment un système d’accaparement du pouvoir a été mis en place par l’ancien président Jacob Zuma et la famille Gupta. C’est pour avoir refusé de comparaître devant cette même commission que Jacob Zuma purge actuellement une peine de quinze mois de prison.
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