Le président Jacob Zuma s'adresse aux mineurs grévistes de Marikana, le 22 août 2012.
La cérémonie officielle commence en fin de matinée, ce jeudi 23 août. Près de 70 000 personnes sont attendues, selon l’entreprise qui s’occupe des installations. Des cérémonies commémoratives sont organisées dans quinze autres mines de la région.
Il n’y aura pas de funérailles collectives, les corps des victimes ayant été rapatriés dans leur famille souvent loin de la mine de Marikana. La plupart des grévistes tués étaient des travailleurs migrants et venaient de la province du Cap-Oriental, au sud du pays.
Des cérémonies et des prières ont donc lieu un peu partout en Afrique du Sud. Tout le pays est encore sous le choc une semaine après le drame qui a causé la mort de 44 personnes, dont 34 grévistes.
A Marikana, la journée est sous haute tension car la question des salaires n’est pas réglée et la grogne sociale prend de l’ampleur dans la région. Les ouvriers de deux autres mines sont en effet en grève depuis hier mercredi pour obtenir de meilleurs salaires.
Zuma absent
Hier, le président sud-africain Jacob Zuma s’est rendu auprès des grévistes et le climat était pour le moins hostile. Il est venu s’adresser aux mineurs et leur a assuré qu’ils les avaient bien compris. Mais pour beaucoup, il est venu trop tard. Il n’a pas su empêcher la tragédie et il ne leur a pas promis d’augmenter leurs revenus.
Pour l’instant, Jacob Zuma ne sera pas présent à Marikana. Sa présence n’est pas confirmée pour la cérémonie officielle. Les neuf ministres chargés, au sein d'un comité, de résoudre la crise sont en revanche attendus, ainsi que les leaders religieux et les chefs traditionnels des communautés aux alentours de Marikana.
Enfin, Julius Malema, le jeune trublion exclu du Congrès national africain (ANC), pourrait organiser une autre cérémonie, également à Marikana.
Source: RFI
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