Algérie: l'armée affirme avoir tué deux terroristes, dont le chef d'El Ghoraba

Depuis trois semaines, tous les lundis, les avocats de l'Etat gambien essayent de gagner du temps. Car ce dossier criminel se retrouve devant la haute cour de justice de Banjul de façon assez précipitée. Le ministère de la Justice l'a reconnu la semaine dernière et explique ne pas avoir été informé de l'arrestation de ces suspects par le ministère de l'Intérieur et la police. Eux répliquent avoir été obligés de procéder à ces interpellations rapides pour éviter la fuite des neuf anciens agents.

Désormais, les avocats de l’Etat doivent vite produire des preuves. Mais ce qui bloque aussi, c'est le manque de personnel qualifié pour gérer une telle affaire. Le corps de Solo Sandeng a été exhumé au début du mois, mais aucun expert gambien n'est capable d'identifier les causes de sa mort. Il faut donc faire appel à un médecin légiste étranger. Un expert qui pourrait venir de France, selon la presse locale.

En attendant, les neuf suspects sont toujours en détention. Une situation délicate qui ne devrait plus se reproduire : le ministère de la Justice a annoncé qu'il ne se saisira plus d'aucun dossier criminel sans que de vraies investigations aient été menées en amont.

Depuis trois semaines, tous les lundis, les avocats de l'Etat gambien essayent de gagner du temps. Car ce dossier criminel se retrouve devant la haute cour de justice de Banjul de façon assez précipitée. Le ministère de la Justice l'a reconnu la semaine dernière et explique ne pas avoir été informé de l'arrestation de ces suspects par le ministère de l'Intérieur et la police. Eux répliquent avoir été obligés de procéder à ces interpellations rapides pour éviter la fuite des neuf anciens agents.

Désormais, les avocats de l’Etat doivent vite produire des preuves. Mais ce qui bloque aussi, c'est le manque de personnel qualifié pour gérer une telle affaire. Le corps de Solo Sandeng a été exhumé au début du mois, mais aucun expert gambien n'est capable d'identifier les causes de sa mort. Il faut donc faire appel à un médecin légiste étranger. Un expert qui pourrait venir de France, selon la presse locale.

En attendant, les neuf suspects sont toujours en détention. Une situation délicate qui ne devrait plus se reproduire : le ministère de la Justice a annoncé qu'il ne se saisira plus d'aucun dossier criminel sans que de vraies investigations aient été menées en amont.


En Algérie, l’armée a assuré, dimanche 26 mars, avoir tué deux « dangereux » islamistes, dans la nuit de samedi à dimanche, dans la région de Constantine. Ils étaient armés et membres présumés du groupe Etat islamique. Cette opération est intervenue un mois, jour pour jour, après l'attaque avortée contre un commissariat de cette ville de l'est du pays.



C'est dans une embuscade de l'armée, tendue à Djebel El-Ouahch, à 7 kilomètres du centre de la ville de Constantine, que deux terroristes ont été abattus samedi soir.
 
Le ministère de la Défense annonce que l'un des deux hommes est Noureddine Laouira, chef de la phalange El Ghoraba, un groupe lié à Aqmi qui avait prêté allégeance à l'organisation Etat islamique.
 
Nourredine Laouia, abattu samedi par l'armée, a rejoint le maquis en 2008, selon les autorités. Si son groupe terroriste n'est pas l'un des plus importants en Algérie, il a fait parler de lui. Ce groupe est responsable de l'assassinat d'un officier de police à Constantine, en octobre dernier, et c'est également ce groupe qui, selon la presse algérienne, est à l'origine des attaques contre deux commissariats de la ville le 25 février dernier.
 
Un homme portant une ceinture d'explosifs avait alors tenté de l'actionner devant un poste de police, mais il avait été abattu par un officier. Quelques minutes plus tard, d'autres assaillants avaient ouvert le feu sur un deuxième commissariat de la ville.
 
Depuis cette attaque, les forces de sécurité avaient arrêté plusieurs personnes, accusées de soutien au terrorisme. Selon la presse, ces personnes interpellées sont d'anciens terroristes repentis qui ont bénéficié de l'amnistie, ainsi que les enfants de certains d'entre eux.
 
Le groupe de Constantine et les autres...
 
En tuant un policier et en attaquant deux commissariats au coeur même de la ville, le groupe El Ghoraba a provoqué l'inquiétude des habitants de Constantine. Car si des attaques terroristes sont régulières, notamment contre les forces de l'ordre, elles ont rarement lieu en centre-ville.
 
Aujourd'hui, dans le pays, il existe plusieurs groupes terroristes. Certains sont toujours affiliés à Aqmi, d'autres ont porté allégeance à l'organisation de l'Etat islamique, comme le groupe des soldats du Califat. Ces derniers sont responsables de l'assassinat du guide français Hervé Gourdel en Kabylie, mais le groupe a été affaibli par les opérations de l'armée algérienne.
 
Depuis le début de l'année, l'armée algérienne mène des opérations de ratissage dans la région de Skikda où existe un autre groupe terroriste. Au début du mois de février, la présidence affirmait dans un communiqué que le terrorisme, en Algérie comme dans les pays voisins, était « un défi sécuritaire qui menace encore le pays ».

Rfi.fr

Lundi 27 Mars 2017 - 10:57



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