Cette visite de J.D. Vance en Arménie s'inscrit dans une stratégie américaine visant à contrer l'influence russe dans la région. Pour Erevan, qui prend progressivement ses distances avec la Russie, le déplacement du vice-président américain marque aussi l'arrivée d'un allié de poids.
Il n'y avait pas eu de haut dignitaire américain en Arménie depuis 2008. La venue de J.D. Vance illustre ainsi un intérêt renouvelé des États-Unis pour cette petite région du Caucase, longtemps considérée comme une chasse gardée de la Russie. Aujourd'hui encore, 40% des investissements directs étrangers en Arménie sont d'origine russe.
Pour Erevan, l'accord sur le nucléaire civil revêt un caractère stratégique, alors que le pays doit bientôt remplacer sa centrale nucléaire, actuellement sous le contrôle de l'entreprise russe Rosatom.
Quant à l'achat de drones américains, s'il ne permet pas de corriger le déséquilibre militaire de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan, il vise à envoyer un signal politique clair. J.D. Vance a affirmé que « la meilleure façon de garantir la paix, c'est de mettre en place une véritable capacité de dissuasion », ajoutant que cela supposait de disposer « des meilleures technologies militaires au monde », dont disposent, selon lui, les États-Unis.
Washington cherche ainsi à renforcer son influence dans une région en plein bouleversement géopolitique, en se posant comme un acteur de la paix, quitte à s'inventer artisan de la paix et à en tirer quelques bénéfices.
En août 2025, l'Arménie et l'Azerbaïdjan avaient signé un accord préliminaire de paix sous l'égide de Donald Trump, mettant fin à trente ans de guerre. Cet accord prévoit la création d'un nouveau corridor économique, baptisé Voie Trump, reliant Bakou à la Turquie en passant par le territoire arménien. Lundi, J.D. Vance a confirmé la création d'une entreprise chargée de lever des financements pour ce projet, contrôlée aux trois quarts par Washington.
Il n'y avait pas eu de haut dignitaire américain en Arménie depuis 2008. La venue de J.D. Vance illustre ainsi un intérêt renouvelé des États-Unis pour cette petite région du Caucase, longtemps considérée comme une chasse gardée de la Russie. Aujourd'hui encore, 40% des investissements directs étrangers en Arménie sont d'origine russe.
Pour Erevan, l'accord sur le nucléaire civil revêt un caractère stratégique, alors que le pays doit bientôt remplacer sa centrale nucléaire, actuellement sous le contrôle de l'entreprise russe Rosatom.
Quant à l'achat de drones américains, s'il ne permet pas de corriger le déséquilibre militaire de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan, il vise à envoyer un signal politique clair. J.D. Vance a affirmé que « la meilleure façon de garantir la paix, c'est de mettre en place une véritable capacité de dissuasion », ajoutant que cela supposait de disposer « des meilleures technologies militaires au monde », dont disposent, selon lui, les États-Unis.
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