C'est désormais officiel : les partis politiques dont les activités étaient déjà suspendues depuis septembre 2022 au Burkina Faso n’existent désormais plus dans le pays. Ce lundi 8 février, le Parlement de la transition a voté en faveur d'un projet de loi qui vise, selon le gouvernement, à procéder à une refondation et à une profonde réorganisation de la vie politique nationale.
Adopté à l'unanimité par les parlementaires, ce texte entraîne par ricochet l’abrogation de deux autres à l'importance majeure puisqu'il s'agit de la charte des partis politiques et de la loi relative au financement des partis, des campagnes électorales et au statut de l’opposition politique.
Pour le ministre de l'Administration territoriale Émile Zerbo qui accuse le « système partisan » d'avoir divisé la population burkinabè, cette mesure vise à le « remettre à plat » dans son intégralité.
Mais de l’avis d’un analyste politique, elle représente au contraire un « recul » alors que le jeu politique et les débats étaient une réalité au Burkina Faso après le mouvement populaire de 2014. Regrettant que toute voix discordante soit désormais écrasée, ce dernier ajoute que ce texte signe « la fin de tout espoir pour la démocratie » dans le pays où, depuis la prise de pouvoir du capitaine Traoré, les activités des organisations de la société civile sont suspendues.
Quant à ceux qui ont osé critiquer les actions du régime militaire, ils ont été « enlevés » et envoyés au front pour lutter contre les groupes terroristes, rappelle aussi ce même analyste.
Adopté à l'unanimité par les parlementaires, ce texte entraîne par ricochet l’abrogation de deux autres à l'importance majeure puisqu'il s'agit de la charte des partis politiques et de la loi relative au financement des partis, des campagnes électorales et au statut de l’opposition politique.
Pour le ministre de l'Administration territoriale Émile Zerbo qui accuse le « système partisan » d'avoir divisé la population burkinabè, cette mesure vise à le « remettre à plat » dans son intégralité.
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