Une vingtaine d'hommes, essentiellement des jeunes, ont été interpellés par les nombreux policiers en civil ou en tenue, déployés dans les rues autour de la Grande Poste, dans le centre de la capitale algérienne. Les personnes interpellées ne portaient ni drapeaux ni pancartes.
Les policiers ont récupéré les pièces d'identité et les portables, avant de les fouiller et de les faire monter dans des fourgons. Des témoins ont fait état d'interpellations dans les rues adjacentes dès 6h du matin. Deux fourgons pleins ont déjà quitté les lieux en début de matinée en direction de postes de police et d'autres véhicules les ont remplacés.
Durant plusieurs vendredis, la police a procédé à des arrestations matinales avant de relâcher les manifestants en fin de journée à plusieurs kilomètres du centre de la capitale.
Changement de système
Depuis le 22 février, les Algériens sortent chaque vendredi massivement dans les rues, notamment à Alger, pour réclamer un changement du « système » politique en Algérie.
Les manifestations, pourtant strictement et totalement interdites dans la capitale depuis 2001, ont été jusqu'ici largement tolérées par la police, débordée par le nombre et qui se contente habituellement de contenir le défilé dans un périmètre défini.
Les forces de l'ordre ont reçu des consignes afin de s'assurer qu'aucun autre drapeau que « l'emblème national » ne sera brandi dans les manifestations, avait annoncé mercredi le chef d'état-major de l'armée Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, en allusion au drapeau berbère très présent dans les défilés.
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