Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a signé le décret exécutif n° 9 de 2026, imposant une refonte majeure de la collecte des recettes issues des hydrocarbures. L'objectif affiché est de renforcer la transparence budgétaire et d'augmenter le volume de liquidités reversé directement dans les caisses de l'État.
La mesure phare du décret concerne la compagnie pétrolière nationale (NNPC Limited), dont les mécanismes de retenue financière sont drastiquement réduits. La NNPC ne pourra plus prélever automatiquement 30 % de frais sur les bénéfices pétroliers et gaziers destinés à la Fédération. La part de 30 % précédemment allouée au Fonds d'exploration des zones frontalières est désormais directement transférée au Compte de la Fédération.
Le décret ordonne que l'ensemble des redevances, taxes, et bénéfices issus des contrats de partage de production soient versés sans intermédiaire au Compte de la Fédération, qui alimente le budget fédéral, les États et les collectivités locales. « Les recettes pétrolières et gazières doivent servir en priorité le peuple nigérian », a déclaré la présidence, justifiant ces réformes par la nécessité de financer la sécurité, la santé et l'éducation.
Pour assurer l'application de cette directive, un comité interministériel de mise en œuvre a été constitué. Cette décision marque une rupture avec les pratiques instaurées par la Petroleum Industry Act (PIA) de 2021, que le gouvernement s'engage désormais à examiner pour corriger les «distorsions structurelles».
La mesure phare du décret concerne la compagnie pétrolière nationale (NNPC Limited), dont les mécanismes de retenue financière sont drastiquement réduits. La NNPC ne pourra plus prélever automatiquement 30 % de frais sur les bénéfices pétroliers et gaziers destinés à la Fédération. La part de 30 % précédemment allouée au Fonds d'exploration des zones frontalières est désormais directement transférée au Compte de la Fédération.
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