La majorité des membres de la communauté Tama vit au Soudan. Dans la guerre en cours, on en trouve dans les rangs de l'armée, comme dans ceux des Forces de soutien rapide (FSR). Les Tama tchadiens, eux, sont installés dans le Wadi Fira, province frontalière. C'est là que des cadres de l'appareil sécuritaire du Tchad viendraient recruter, de gré ou de force, des jeunes hommes selon le général Mahamat Nour Abdelkerim. « Des jeunes hommes sont arrachés de leur village, rassemblés tels des bêtes de somme, et envoyés au mouroir du Darfour pour combattre au profit du plus offrant, pour le moment les FSR, affirme-t-il au micro de François Mazet. Dans le dernier rapport que nous avons reçu, 1 137 jeunes sont déjà vendus. Parmi eux, 57 sont tués au combat de Girgira ».
« Entreprise funeste »
Girgira, Tindelti, Guélou : des villages du Darfour, mais aussi Nyala, Babounoussa et maintenant au Kordofan. Mahamat Nour Abdelkerim partage des photos et des vidéos de jeunes sous uniforme tchadien participant à des combats en territoire soudanais. Selon lui, certains auraient pu s'enfuir et seraient traqués par les autorités. Il vise l'Anse, les services de renseignement, la hiérarchie militaire de la force mixte Tchad-Soudan, qui agiraient sur ordre direct du chef de l'État : « Je mesure mes mots, je suis obligé de dire la vérité. Cette entreprise funeste est pilotée par l'actuel président de la République du Tchad. Ce projet est une calamité politique, il est abject. Nous demandons au président du Tchad d'abandonner immédiatement l'asservissement d'une partie du peuple tchadien. »
Mahamat Nour Abdelkerim demande à Hemedti, chef des paramilitaires soudanais, de regrouper ces jeunes et de les mettre à la disposition d'organisations humanitaires.
La présidence tchadienne n'a pour le moment pas répondu aux sollicitations de RFI. Une source militaire haut placée décrit Mahamat Nour Abdelkerim comme « un ancien rebelle professionnel esseulé et frustré qui a trompé sa communauté pour son intérêt propre et cherche à s'en prendre au chef de l'État avec des accusations fallacieuses ».
Selon cet interlocuteur, « le travail de la force mixte est d'empêcher le débordement du conflit côté tchadien et de garder la frontière, ce qui n'empêche pas des départs volontaires vers le Soudan de petits groupes de personnes, de différentes communautés, pour des motifs qui leur sont propres, à l'insu de la force ».
« Entreprise funeste »
Girgira, Tindelti, Guélou : des villages du Darfour, mais aussi Nyala, Babounoussa et maintenant au Kordofan. Mahamat Nour Abdelkerim partage des photos et des vidéos de jeunes sous uniforme tchadien participant à des combats en territoire soudanais. Selon lui, certains auraient pu s'enfuir et seraient traqués par les autorités. Il vise l'Anse, les services de renseignement, la hiérarchie militaire de la force mixte Tchad-Soudan, qui agiraient sur ordre direct du chef de l'État : « Je mesure mes mots, je suis obligé de dire la vérité. Cette entreprise funeste est pilotée par l'actuel président de la République du Tchad. Ce projet est une calamité politique, il est abject. Nous demandons au président du Tchad d'abandonner immédiatement l'asservissement d'une partie du peuple tchadien. »
Mahamat Nour Abdelkerim demande à Hemedti, chef des paramilitaires soudanais, de regrouper ces jeunes et de les mettre à la disposition d'organisations humanitaires.
La présidence tchadienne n'a pour le moment pas répondu aux sollicitations de RFI. Une source militaire haut placée décrit Mahamat Nour Abdelkerim comme « un ancien rebelle professionnel esseulé et frustré qui a trompé sa communauté pour son intérêt propre et cherche à s'en prendre au chef de l'État avec des accusations fallacieuses ».
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