La déchéance de la nationalité allemande ou la multiplication des expulsions : à la droite et à l’extrême-droite, les propositions pleuvent pour afficher sa fermeté et durcir le droit pénal. La polémique se focalise sur le jugement du tribunal de Berlin de mai dernier, précise notre correspondant à Berlin, David Philippot.
Tué par la police le lendemain de cette attaque, le suspect, Abdul Ballout, un citoyen allemand d'origine libanaise âgé de 21 ans, avait été condamné en mai à une peine d'un an et dix mois de prison avec sursis « pour préparation d'un acte de violence grave portant atteinte à la sécurité de l'État » après avoir tenté de rejoindre le groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie via le Liban. Abdul Ballout avait alors affirmé s'être distancé de l'EI et le tribunal avait pris en compte ses six mois de détention provisoire en Allemagne et ses trois mois de prison au Liban, pays où il avait été condamné pour son appartenance à cette organisation jihadiste.
De vives critiques politiques
Depuis la révélation dimanche de ce parcours, les critiques à l'égard de manquements judiciaires pleuvent de tous les côtés. Sur son site, la tête de liste de l'AfD – le parti d'extrême droite – à Berlin, Kristin Brinker, a appelé « à mettre immédiatement un terme à la politique de complaisance menée jusqu'à présent envers les islamistes enclins à la violence ». Le tête de liste des conservateurs (CDU), parti du chancelier et de l'actuel maire de Berlin, a convenu qu'il y avait « un problème dans cette ville lié à l'islam politique ».
« Les libertés individuelles des extrémistes et islamistes déjà connus de la justice ne doivent plus être surévaluées à partir du moment où il y a un danger pour la vie d'autres personnes », a asséné le député conservateur Marc Henrichmann, président de la commission parlementaire de contrôle des services de renseignement, cité par le quotidien Handelsblatt. Dans les colonnes du même journal, le président de la Fédération des officiers allemands de la police criminelle, Dirk Peglow, affirmait de son côté que « pour une personne présentant un tel potentiel de dangerosité, la sortie de détention ne devait pas marquer la fin de l'attention de l'État ».
« Je ne comprends toujours pas comment cet homme, pourtant placé sous surveillance permanente, a pu s'approcher de la Gay pride sans être repéré », a admis lundi le chancelier Friedrich Merz . Dans un entretien avec le quotidien Bild à paraître ce mardi, le ministre conservateur Alexander Dobrindt a, lui, plaidé pour un plan en trois points : modification du droit pénal des mineurs, recours accru aux bracelets électroniques et règles uniformes à l'échelle nationale en matière de détention préventive.
Un enjeu électoral
Et cette polémique se propage dans un contexte électoral. En septembre, des élections ont lieu dans trois Länder, à Berlin et dans deux régions de l’Est. Tous les experts s’attendent à ce que l’AfD, qui accuse donc la justice et le gouvernement de laxisme, engrange les fruits. C’est d’ailleurs démontré dans une étude publiée par un professeur de l’université de Francfort : après chaque attaque, et même celles commises par des membres d’extrême droite, la peur profite à l’AfD à l’élection suivante. Dans ces trois Länder, le parti est déjà très haut placé dans les sondages.
De nouvelles Marches des fiertés sont prévues ce mois-ci dans tout le pays et les villes concernées, de Hambourg à Aix-la-Chapelle, ont annoncé un renforcement de la sécurité sur ces défilés. D’autres mairies, comme celle de Munich, ont hissé le drapeau arc-en-ciel en solidarité avec Berlin.
Tué par la police le lendemain de cette attaque, le suspect, Abdul Ballout, un citoyen allemand d'origine libanaise âgé de 21 ans, avait été condamné en mai à une peine d'un an et dix mois de prison avec sursis « pour préparation d'un acte de violence grave portant atteinte à la sécurité de l'État » après avoir tenté de rejoindre le groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie via le Liban. Abdul Ballout avait alors affirmé s'être distancé de l'EI et le tribunal avait pris en compte ses six mois de détention provisoire en Allemagne et ses trois mois de prison au Liban, pays où il avait été condamné pour son appartenance à cette organisation jihadiste.
De vives critiques politiques
Depuis la révélation dimanche de ce parcours, les critiques à l'égard de manquements judiciaires pleuvent de tous les côtés. Sur son site, la tête de liste de l'AfD – le parti d'extrême droite – à Berlin, Kristin Brinker, a appelé « à mettre immédiatement un terme à la politique de complaisance menée jusqu'à présent envers les islamistes enclins à la violence ». Le tête de liste des conservateurs (CDU), parti du chancelier et de l'actuel maire de Berlin, a convenu qu'il y avait « un problème dans cette ville lié à l'islam politique ».
« Les libertés individuelles des extrémistes et islamistes déjà connus de la justice ne doivent plus être surévaluées à partir du moment où il y a un danger pour la vie d'autres personnes », a asséné le député conservateur Marc Henrichmann, président de la commission parlementaire de contrôle des services de renseignement, cité par le quotidien Handelsblatt. Dans les colonnes du même journal, le président de la Fédération des officiers allemands de la police criminelle, Dirk Peglow, affirmait de son côté que « pour une personne présentant un tel potentiel de dangerosité, la sortie de détention ne devait pas marquer la fin de l'attention de l'État ».
« Je ne comprends toujours pas comment cet homme, pourtant placé sous surveillance permanente, a pu s'approcher de la Gay pride sans être repéré », a admis lundi le chancelier Friedrich Merz . Dans un entretien avec le quotidien Bild à paraître ce mardi, le ministre conservateur Alexander Dobrindt a, lui, plaidé pour un plan en trois points : modification du droit pénal des mineurs, recours accru aux bracelets électroniques et règles uniformes à l'échelle nationale en matière de détention préventive.
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