Amadou Ba, député du Pastef/Les Patriotes et porteur de la proposition de loi sur l'interprétation de la loi d'amnistie, a tenu à clarifier les zones d'ombre autour de ce texte controversé. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il a réagi à l'appel au rassemblement prévu le 2 avril devant l’Assemblée nationale, jour de l’examen du texte en plénière.
Interpellé sur les mobilisations annoncées par l’opposition et la société civile, le parlementaire a lancé un appel au calme : « Il faut savoir raison garder. Les gens peuvent manifester, mais on vous dit qu’on veut poursuivre ceux qui ont tué et torturé, et vous organisez une protestation contre ça ? Est-ce que les Sénégalais accepteraient qu’on les tue, qu’on les torture ou qu’on les arrête en manifestant ?»
S’il reconnaît le droit légitime à manifester en démocratie, il met en garde contre les motivations des organisateurs : « Ils sont en droit de manifester, mais qu’ils assument les conséquences. Le Sénégal n’est plus en 2011, la situation est différente. Que réclament-ils ? L’impunité pour les crimes passés ? Veulent-ils l’impunité face aux morts ? »
Le député s’en est pris frontalement à certaines organisations de la société civile réclamant l’abrogation pure et simple de la loi d’amnistie : « Si certains membres de la société civile sont devenus des alliés objectifs de l’ancien régime pour défendre l’impunité, c’est leur problème. Mais qu’ils n’y associent pas le peuple sénégalais. »
M. Ba de conclure : « Ils ne parlent pas au nom du peuple. Qu’ils aillent manifester s’ils le veulent, cela les regarde. »
Interpellé sur les mobilisations annoncées par l’opposition et la société civile, le parlementaire a lancé un appel au calme : « Il faut savoir raison garder. Les gens peuvent manifester, mais on vous dit qu’on veut poursuivre ceux qui ont tué et torturé, et vous organisez une protestation contre ça ? Est-ce que les Sénégalais accepteraient qu’on les tue, qu’on les torture ou qu’on les arrête en manifestant ?»
S’il reconnaît le droit légitime à manifester en démocratie, il met en garde contre les motivations des organisateurs : « Ils sont en droit de manifester, mais qu’ils assument les conséquences. Le Sénégal n’est plus en 2011, la situation est différente. Que réclament-ils ? L’impunité pour les crimes passés ? Veulent-ils l’impunité face aux morts ? »
Le député s’en est pris frontalement à certaines organisations de la société civile réclamant l’abrogation pure et simple de la loi d’amnistie : « Si certains membres de la société civile sont devenus des alliés objectifs de l’ancien régime pour défendre l’impunité, c’est leur problème. Mais qu’ils n’y associent pas le peuple sénégalais. »
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