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Après la décapitation de James Foley, les réactions se multiplient

La Maison Blanche a confirmé l'authenticité de la vidéo montrant la décapitation du journaliste James Foley par des jihadistes de l'État islamique. Le journaliste américain de 40 ans, reporter expérimenté, avait disparu en en Syrie en novembre 2012. La barbarie de la vidéo a fait réagir dans le monde entier.



Barack Obama s'est exprimé depuis son lieu de vacances, mercredi 20 août, après l'assassinat du journaliste James Foley. REUTERS/Kevin Lamarque
Barack Obama s'est exprimé depuis son lieu de vacances, mercredi 20 août, après l'assassinat du journaliste James Foley. REUTERS/Kevin Lamarque

Le Premier ministre britannique David Cameron a interrompu ses vacances à l'annonce de la mort du journaliste James Foley. La diplomatie britannique est à pied d'œuvre pour connaître l'identité du bourreau de James Foley. Dans la vidéo, l'homme s'exprimait en effet avec un fort accent britannique. A l’issue d’une réunion de crise, le chef du gouvernement a déclaré qu’il paraissait « de plus en plus probable » qu’il s’agisse d’unressortissant britannique  et a condamné « un acte barbare et brutal ».

Aux États-Unis, Barack Obama s’est exprimé de son lieu de vacances après que la Maison Blanche a confirmé l’authenticité de la vidéo de l’État islamique.Le président américain a dénoncé la brutalité des méthodes des jihadistes, « un groupe qui tue, torture des innocents ». Un groupe à l’idéologie creuse, selon Barack Obama qui appelle la communauté internationale à se mobiliser, notamment au Proche-Orient :

« Pour tous les gouvernements et les peuples du Proche-Orient, d'un effort commun, nous devons éliminer ce cancer afin qu'il ne se propage pas. Il doit y avoir un rejet clair de ce genre d'idéologies nihilistes. Nous pouvons tous en convenir : un groupe comme l’État islamique n'a pas sa place au XXIe siècle ».

Plus déterminé que jamais, Barack Obama promet de poursuivre le combat contre l’Etat islamique. « Nous serons vigilants et implacables », a-t-il prévenu, ajoutant : « Quand des Américains sont visés quelque part, nous faisons ce qui est nécessaire pour que justice soit faite ».

L'Etat islamique ne parle au nom d'aucune religion. Ses victimes sont très majoritairement des musulmans et aucune foi ne dit qu'il faut massacrer des innocents.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a évoqué un « crime abominable », tandis que le secrétaire d’État américain John Kerry a parlé de l’État islamique comme du « visage du mal » qui doit être « détruit ». La chancelière allemande Angela Merkel s'est quant à elle dite « bouleversée » par le sort du journaliste.

« La barbarie du crime »

Le président français François Hollande, lui, s'est dit « révolté » par cet assassinat. « Tuer, assassiner un journaliste dans les conditions où ça s'est produit, un journaliste qui était retenu depuis déjà deux ans, a poursuivi le chef de l'Etat, mettre sur internet la vidéo de ce meurtre, ça signe la barbarie du crime. »

Les journalistes Didier François et Nicolas Hénin, anciens otages en Syrie, ont raconté leur captivité aux côtés de James Foley, parlant d’un « compagnon de détention extrêmement agréable, très solide ». Selon Nicolas Hénin, le reporter américain était devenu le souffre-douleur de ses geôliers.

C'est sur Facebook que la famille de James Foley s'est exprimée. Sur une page appelée « Free James Foley »  (« Libérez James Foley »), ouverte après la disparition du journaliste en novembre 2012, sa mère écrit ne jamais avoir été aussi fière de son fils qui a « donné sa vie pour montrer au monde la souffrance du peuple syrien » et appelle les kidnappeurs à épargner les otages restants.

Source : Rfi.fr
 



Jeudi 21 Août 2014 - 11:53