Au pied de la colline où trône la faculté de Bamako, Moussa Keita bavarde avec ses amis dans les rues du quartier de Badalabougou. Étudiant en comptabilité et gestion, il n’a pas mis les pieds dans un amphithéâtre depuis des mois. Il a mis à profit ce temps pour s’auto-former, se perfectionner dans l’utilisation de logiciel. Aujourd’hui, il a hâte de reprendre les cours.
« C’était une chance de se rattraper, mais au-delà de cette chance, il y avait des inquiétudes. Parce qu’il me faut quand même un diplôme, il me faut quand même un cursus universitaire aussi régulier pour avoir un diplôme à temps et pour travailler de façon officielle. »
Manque de moyens
De son côté, Boubacar Diakité, directeur du second cycle de Bacodjicoroni 2, se dit prêt à accueillir ses élèves. Toutes les salles de classe et les bureaux de son établissement public ont été désinfectés ce week-end. Il dispose de kits de lavage de mains et a reçu des masques lavables du gouvernement qui seront distribués aux enseignants et aux élèves. Mais pour le reste des mesures barrières, il fait face à un manque d’espace.
« La distanciation jusqu’à un mètre, le Mali n’a pas ces moyens-là. Il ne faut pas se leurrer, pas mentir, il n’y a pas de classes. Il y a beaucoup, beaucoup d’élèves dans ces salles-là, donc ce n’est pas du tout facile. » Au second cycle de Bacodjicoroni 2, ce sont 390 élèves répartis dans cinq classes qui reprendront le chemin de l’école.
« C’était une chance de se rattraper, mais au-delà de cette chance, il y avait des inquiétudes. Parce qu’il me faut quand même un diplôme, il me faut quand même un cursus universitaire aussi régulier pour avoir un diplôme à temps et pour travailler de façon officielle. »
Manque de moyens
De son côté, Boubacar Diakité, directeur du second cycle de Bacodjicoroni 2, se dit prêt à accueillir ses élèves. Toutes les salles de classe et les bureaux de son établissement public ont été désinfectés ce week-end. Il dispose de kits de lavage de mains et a reçu des masques lavables du gouvernement qui seront distribués aux enseignants et aux élèves. Mais pour le reste des mesures barrières, il fait face à un manque d’espace.
« La distanciation jusqu’à un mètre, le Mali n’a pas ces moyens-là. Il ne faut pas se leurrer, pas mentir, il n’y a pas de classes. Il y a beaucoup, beaucoup d’élèves dans ces salles-là, donc ce n’est pas du tout facile. » Au second cycle de Bacodjicoroni 2, ce sont 390 élèves répartis dans cinq classes qui reprendront le chemin de l’école.
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