Quelle réponse face à la nouvelle vague de violences qui touche le Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique ? Près de 60 000 personnes ont fui leurs foyers en deux semaines suite à plusieurs attaques jihadistes, selon les Nations unies. La province n'avait pas connu un déplacement de population d'une telle ampleur depuis février 2024.
En fin de semaine dernière, le ministre de la Défense du Mozambique a reconnu que le champ d'action des groupes armés s'était étendu. Abdul Tavares, du Centre pour la démocratie et les droits de l'homme, explique au micro d’Eva Massy : « Les organisations de la société civile ont alerté sur les risques liés au départ des forces de la Sadec, la Samim [Southern African Development Community Mission in Mozambique, la Mission de la Communauté de développement de l'Afrique australe au Mozambique]. Nous observons le déploiement et la mobilisation de nouveaux effectifs militaires rwandais et mozambicains dans le cadre d'une force de réaction rapide. Mais cela ne suffit pas à contrôler totalement la zone tampon de la région de Macomia [au nord-est du Mozambique, NDLR] et donc de bloquer les insurgés. Ces derniers arrivent à traverser la jungle pour atteindre les zones qu'ils veulent toucher. »
Abdul Tavares poursuit : « Sur cette question de la réponse militaire, il y a beaucoup de secrets, d'informations inconnues. Par exemple, nous nous posons la question de savoir pourquoi l'Union européenne a décidé de financer le contingent rwandais et pas directement l'armée mozambicaine. Nous, organisations de la société civile, n'avons pas de réponse concrète sur ce point. Par ailleurs, les troupes mozambicaines bénéficient aussi de la présence de troupes tanzaniennes. Bref, les Rwandais et les Tanzaniens sont toujours là, même après le retrait de la Samim. »
L'attaque de Palma en mars 2021, épisode le plus marquant de l'insurrection, a coûté la vie à plus de 800 personnes. A la suite de celle-ci, le projet voisin de TotalEnergies à Afungi a été mis à l'arrêt.
La construction du terminal de gaz naturel liquéfié, d'un investissement de 20 milliards de dollars, pourrait être relancée dans le courant de l'été, selon la direction du géant des hydrocarbures.
Plus de 6 100 personnes sont mortes depuis le début du conflit selon l'Acled, organisation compilant des données sur les zones de conflit. Dont 364 l'année passée, selon le Centre d'études stratégiques de l'Afrique.
En fin de semaine dernière, le ministre de la Défense du Mozambique a reconnu que le champ d'action des groupes armés s'était étendu. Abdul Tavares, du Centre pour la démocratie et les droits de l'homme, explique au micro d’Eva Massy : « Les organisations de la société civile ont alerté sur les risques liés au départ des forces de la Sadec, la Samim [Southern African Development Community Mission in Mozambique, la Mission de la Communauté de développement de l'Afrique australe au Mozambique]. Nous observons le déploiement et la mobilisation de nouveaux effectifs militaires rwandais et mozambicains dans le cadre d'une force de réaction rapide. Mais cela ne suffit pas à contrôler totalement la zone tampon de la région de Macomia [au nord-est du Mozambique, NDLR] et donc de bloquer les insurgés. Ces derniers arrivent à traverser la jungle pour atteindre les zones qu'ils veulent toucher. »
Abdul Tavares poursuit : « Sur cette question de la réponse militaire, il y a beaucoup de secrets, d'informations inconnues. Par exemple, nous nous posons la question de savoir pourquoi l'Union européenne a décidé de financer le contingent rwandais et pas directement l'armée mozambicaine. Nous, organisations de la société civile, n'avons pas de réponse concrète sur ce point. Par ailleurs, les troupes mozambicaines bénéficient aussi de la présence de troupes tanzaniennes. Bref, les Rwandais et les Tanzaniens sont toujours là, même après le retrait de la Samim. »
L'attaque de Palma en mars 2021, épisode le plus marquant de l'insurrection, a coûté la vie à plus de 800 personnes. A la suite de celle-ci, le projet voisin de TotalEnergies à Afungi a été mis à l'arrêt.
La construction du terminal de gaz naturel liquéfié, d'un investissement de 20 milliards de dollars, pourrait être relancée dans le courant de l'été, selon la direction du géant des hydrocarbures.
Plus de 6 100 personnes sont mortes depuis le début du conflit selon l'Acled, organisation compilant des données sur les zones de conflit. Dont 364 l'année passée, selon le Centre d'études stratégiques de l'Afrique.
Autres articles
-
Libye: lors d'une incursion au Niger, les forces du maréchal Haftar libèrent 22 de ses soldats
-
Frappes sur l’Iran: jusqu’ici mesuré, le Hezbollah libanais promet de «faire face à l’agression» israélo-américaine
-
La RDC cherche à restreindre davantage l’usage de réseaux sociaux au nom de la «stabilité sociale»
-
Guinée: les autorités imposent de nouvelles règles pour les partis politiques, l’opposition s’indigne
-
Au Gabon, la suspension des réseaux sociaux perturbe élèves et étudiants





Libye: lors d'une incursion au Niger, les forces du maréchal Haftar libèrent 22 de ses soldats


