Le Libyen Ahmed Abou Khattala comparaît, devant un tribunal fédéral à Washington, pour meurtre et soutien au terrorisme, et doit répondre de 18 chefs d'accusation. Il est accusé d'avoir mené une attaque à Benghazi, contre le complexe diplomatique américain, le jour du onzième anniversaire des attentats du 11-Septembre.
Selon l'accusation, il commandait alors le groupe extrémiste proche d'al-Qaïda présent dans l'est libyen, Ansar al-Charia. Lors de l'attaque, il était à la tête d'une vingtaine de combattants, qui ont envahi le consulat et l'ont brûlé entraînant la mort de Christopher Stevens, l'ambassadeur américain.
Droits non respectés
En août 2017, le tribunal a débouté la défense qui dénonçait la façon dont l'accusé avait été emmené aux Etats-Unis et l'utilisation d'aveux obtenus par le FBI lors d’interrogatoires. Selon les avocats d’Ahmed Abou Khattala, la longue traversée de treize jours en mer, jusqu'aux Etats-Unis, était destinée à obtenir de l'accusé des informations, sans protection légale. Ils estiment que les droits de leur client n'ont pas été respectés.
A l'époque des faits, cet attentat avait pris une tournure politique aux Etats-Unis. Les républicains avaient même accusé Hillary Clinton, l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, d'en être responsable.
Selon l'accusation, il commandait alors le groupe extrémiste proche d'al-Qaïda présent dans l'est libyen, Ansar al-Charia. Lors de l'attaque, il était à la tête d'une vingtaine de combattants, qui ont envahi le consulat et l'ont brûlé entraînant la mort de Christopher Stevens, l'ambassadeur américain.
Droits non respectés
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