Au cours d’une réunion avec la Direction du Parti Pastef (pouvoir), le leader du mouvement, Ousmane Sonko, aurait annoncé son intention de déposer une proposition de loi pour qu’un Président sénégalais ne puisse par dissoudre plus d’une fois l’Assemblée nationale. Pour Mouhamadou Ba, agrégé des Facultés de Droit et spécialiste de l’histoire du Droit et des Institutions, «si cette loi passe, l’Exécutif sera à la merci du Législatif», au cours d’une entretien à L’Observateur.
«Les conséquences, c’est que l’Exécutif sera à la merci du Législatif (…) interdire le Président de dissoudre l’Assemblée nationale fragiliserait notre régime», a dit Pr Mouhamadou Ba, ajoutant que si Ousmane Sonko «compte sortir de l’Exécutif et aller reprendre son siège au niveau du Parlement, c’est lui qui risque d’être le grand patron».
En développant sa position, l’universitaire a essayé cependant de nuancer la situation, appelant à un rééquilibrage des pouvoirs. «Si on veut déposer maintenant un projet de loi qui vise à empêcher au Président de la République de jouir de son droit de révocation, le Projet devrait également contenir une disposition qui empêche le parlement de révoquer à volonté. C’est ça qui est un gage de l’équilibre du régime», a-t-il clarifié.
Cette déclaration de l’enseignant intervient dans un contexte politique «cohabitation douce», selon Ousmane Sonko, alors que des rumeurs circulent sur la possibilité pour le Président de dissoudre le Parlement, en majorité acquis à la cause du Premier ministre.
«Les conséquences, c’est que l’Exécutif sera à la merci du Législatif (…) interdire le Président de dissoudre l’Assemblée nationale fragiliserait notre régime», a dit Pr Mouhamadou Ba, ajoutant que si Ousmane Sonko «compte sortir de l’Exécutif et aller reprendre son siège au niveau du Parlement, c’est lui qui risque d’être le grand patron».
En développant sa position, l’universitaire a essayé cependant de nuancer la situation, appelant à un rééquilibrage des pouvoirs. «Si on veut déposer maintenant un projet de loi qui vise à empêcher au Président de la République de jouir de son droit de révocation, le Projet devrait également contenir une disposition qui empêche le parlement de révoquer à volonté. C’est ça qui est un gage de l’équilibre du régime», a-t-il clarifié.
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