"Deux kamikazes de Boko Haram se sont fait exploser autour de 20 heures [dimanche]", tuant sept personnes et en blessant 14 autres à Amchidé, une localité située à la frontière avec le Nigeria, a déclaré un officier de police camerounais.
"Parmi les sept victimes, il y a un chef de village et deux adolescents d'environ 15 ans", a précisé à l'AFP une autorité locale. L'attaque s'est produite alors que les victimes "retournaient chez elles", précise la source. Elles traversaient une zone où les autorités déconseillent les déplacements après 18 heures en raison des risques d'attaques de jihadistes.
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord est régulièrement la cible d'attaques meurtrières de Boko Haram. Selon Amnesty International, au moins 275 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées en 2019 dans l'Extrême-Nord.
Petit carrefour commercial stratégique dans les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Nigeria, Amchidé a été l'un des épicentres du conflit opposant soldats camerounais et combattants de Boko Haram. Née au Nigeria en 2009, l'insurrection de Boko Haram s'est peu à peu propagée dans d'autres pays de la région, et l'armée camerounaise s'oppose frontalement à ses combattants depuis 2014.
Tout comme le Nigeria, le Tchad et le Niger, l'Extrême-Nord du Cameroun longe une partie du lac Tchad, immense étendue d'eau marécageuse parsemée d'îlots où les combattants de Boko Haram et de sa faction affiliée au groupe Etat islamique, ISWAP, sont particulièrement actifs.
Au Tchad, après la mort d'une centaine de soldats dans une attaque fin mars, le président Idriss Déby Itno a lancé une contre-offensive contre les groupes jihadistes.
"Parmi les sept victimes, il y a un chef de village et deux adolescents d'environ 15 ans", a précisé à l'AFP une autorité locale. L'attaque s'est produite alors que les victimes "retournaient chez elles", précise la source. Elles traversaient une zone où les autorités déconseillent les déplacements après 18 heures en raison des risques d'attaques de jihadistes.
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord est régulièrement la cible d'attaques meurtrières de Boko Haram. Selon Amnesty International, au moins 275 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées en 2019 dans l'Extrême-Nord.
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