Au lendemain de la première session ordinaire de son Comité de politique monétaire (CPM), la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a acté un assouplissement de sa politique monétaire. Le Gouverneur Jean-Claude Kassi Brou a annoncé une baisse de 25 points de base des taux directeurs, effective au 16 mars 2026.Les nouveaux taux de référence sont déclinés comme suit : le taux de refinancement passe de 3,25 % à 3,00 %. Le guichet de prêt marginal recule de 5,25 % à 5,00 %.
Cette décision s'appuie sur des indicateurs macroéconomiques internes très favorables au sein de l’UEMOA. Après une croissance de 5,2 % en 2024, l'Union a atteint 6,7 % en 2025. Une performance de 6,4 % est projetée pour 2026, portée par une agriculture dynamique (+8 %) et une production pétrolière régionale en hausse de 30 %. Quant à l'inflation, elle est passée de 3,5 % en 2024 à 0 % en 2025, portée par le recul du prix des denrées importées (riz, sucre, lait) et une bonne disponibilité céréalière locale.
Malgré cet optimisme régional, le Gouverneur a alerté sur les risques baissiers liés au contexte géopolitique, notamment le conflit au Moyen-Orient. Les incertitudes pesant sur le détroit d'Ormuz et la production pétrolière iranienne pourraient renchérir les coûts de l'énergie et du transport international.
Sur le marché financier, si la liquidité est abondante (adjudications sursouscrites à 120-130 %), la BCEAO appelle à la prudence. La dette publique régionale dépasse désormais 60 % du PIB. Bien que les déficits budgétaires soient repassés sous la barre des 4 %, le coût élevé du service de la dette reste un point de vigilance majeur pour la stabilité à long terme.
Cette décision s'appuie sur des indicateurs macroéconomiques internes très favorables au sein de l’UEMOA. Après une croissance de 5,2 % en 2024, l'Union a atteint 6,7 % en 2025. Une performance de 6,4 % est projetée pour 2026, portée par une agriculture dynamique (+8 %) et une production pétrolière régionale en hausse de 30 %. Quant à l'inflation, elle est passée de 3,5 % en 2024 à 0 % en 2025, portée par le recul du prix des denrées importées (riz, sucre, lait) et une bonne disponibilité céréalière locale.
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