Des travailleurs locaux impactés par l’exploitation de la mine Gadd Bissik, se sont regroupés au tour d’un collectif pour dénoncer le non-renouvellement de leurs contrats. « Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer le refus de la direction de l’entreprise Baobab, exploitant la mine Gadd Bissik, de renouveler les contrats des travailleurs ayant cédé leurs terres agricoles à l’entreprise pour l’extraction de phosphate », a déclaré Massaer Ndiaye, président dudit collectif, regroupant des populations des communes de Baba Garage, Gawane et Lambaye.
Lors d’un point de presse tenu à Darou Kane en présence du maire de Gawane, Ndongo Faye, ainsi que des notabilités religieuses du village, Massaer Ndiaye a indiqué son inquiétude face à ce qu’il qualifie de « manque d’humanisme » de la part du top management de Baobab Mining and Chemical Corporation (BMCC SA) tout en dénonçant les difficultés que rencontrent les populations locales concernées à cause de cette industrie.
Fustigeant la volonté de BMCC d’exploiter 18 hectares supplémentaires dans la zone, sans prévoir d’emplois pour les habitants des villages impactés, il exhorte les autorités administratives locales et la direction de l’entreprise à reconsidérer leur décision et à réintégrer les travailleurs dont les contrats sont arrivés à terme.
De son côté, le maire de Gawane, Ndongo Faye, a appelé les responsables de la mine à revoir leur position et à favoriser le dialogue entre les populations locales et la direction de l’entreprise.
Interrogé sur la question, par l’Aps, le directeur général de BMCC SA, Manar Ba, a précisé que les 17 travailleurs concernés n’ont pas été licenciés, mais que leurs contrats à durée déterminée sont arrivés à expiration. Il a expliqué que ces employés avaient été recrutés par une société intérimaire et que, conformément à la législation du travail, ils ont perçu leurs salaires ainsi que leurs indemnités de fin de contrat et de précarité.
Lors d’un point de presse tenu à Darou Kane en présence du maire de Gawane, Ndongo Faye, ainsi que des notabilités religieuses du village, Massaer Ndiaye a indiqué son inquiétude face à ce qu’il qualifie de « manque d’humanisme » de la part du top management de Baobab Mining and Chemical Corporation (BMCC SA) tout en dénonçant les difficultés que rencontrent les populations locales concernées à cause de cette industrie.
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