La condamnation, le 15 juillet, de Ghulam Azam, le chef du parti Jamaat-e-Islami à l'époque de l'indépendance, avait déclenché une nouvelle flambée de violences dans la capitale Dacca. REUTERS/Stringer
A l'origine, il y a une pétition lancée par un groupe de citoyens. Ils estiment que le Jamaat-e-Islami ne respecte pas la Constitution du Bangladesh. Le parti islamiste prévoit dans son programme de suivre les règles d'Allah et discriminerait les minorités ainsi que les femmes dans le pays. Les pétitionnaires s'appuient sur la Constitution de 2010, qui définit le Bangladesh comme un Etat laïc, et accusent le Jamaat-e-Islami d'être inconstitutionnel.
Par sa décision de ce jeudi 1er août, la Cour suprême a donc tranché en faveur des arguments des pétitionnaires, en décidant de prononcer l’interdiction du principal parti islamiste du Bangladesh. Mais cette décision pourrait être lourde de conséquences.
Leaders islamistes condamnés
Le Jamaat-e-Islami interdit, ce sont désormais 28 autres partis bangladais qui pourraient se voir sanctionnés de la même manière. Mais on craint surtout la réaction des partisans du Jamaat-e-Islami. Ces dernières semaines, plusieurs responsables du parti ont été lourdement condamnés pour des crimes commis pendant la guerre d'indépendance. Le 17 juillet dernier, Ali Ahsan Mojaheed, ancien chef de l'une des milices opposées à la séparation du Pakistan, a ainsi été condamné à la peine de mort pour des assassinats ciblés.
Plus de 150 personnes ont été tuées ces dernières semaines alors qu'elles manifestaient leur soutien au parti islamiste. L'interdiction du parti pourrait faire basculer le pays dans un nouveau cycle de violence.
Source : Rfi.fr
Par sa décision de ce jeudi 1er août, la Cour suprême a donc tranché en faveur des arguments des pétitionnaires, en décidant de prononcer l’interdiction du principal parti islamiste du Bangladesh. Mais cette décision pourrait être lourde de conséquences.
Leaders islamistes condamnés
Le Jamaat-e-Islami interdit, ce sont désormais 28 autres partis bangladais qui pourraient se voir sanctionnés de la même manière. Mais on craint surtout la réaction des partisans du Jamaat-e-Islami. Ces dernières semaines, plusieurs responsables du parti ont été lourdement condamnés pour des crimes commis pendant la guerre d'indépendance. Le 17 juillet dernier, Ali Ahsan Mojaheed, ancien chef de l'une des milices opposées à la séparation du Pakistan, a ainsi été condamné à la peine de mort pour des assassinats ciblés.
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