Zacharie Godjo a suivi toutes les assemblées générales, depuis le début de la grève. Cela fait 17 ans que ce quadragénaire est infirmier, spécialisé en anesthésie-réanimation depuis 7 ans. Pourtant son salaire n’a pas changé.
« Vous avez un diplôme. Il faut être à l’indice réel qui lui correspond... Vous avez la volonté. Vous travaillez avec abnégation, conscience. Vous sauvez les patients. Il faut que ce diplôme vous nourrisse et nourrisse votre famille », plaide-t-il.
Ce père de famille travaille à l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant Lagune, à Cotonou. En mai, le personnel a cessé les opérations après l’affaissement d’une table vétuste, en plein accouchement. Un incident qui explique le mal être des soignants selon lui.
« Nous ne sommes pas d’accord qu’on nous mette dans des conditions difficiles, [qui nous obligent à nous] multiplier en deux parce que lorsque vous le faites, vous n’avez pas le meilleur rendement et la population vous dit que vous avez mal travaillé », souligne-t-il.
Il reconnaît que le système sanitaire est malade, qu’il y a des vols de matériel et de médicaments. Il est pour les réformes mais pas n’importe lesquelles.
« Je vis les réalités de pauvreté extrême des populations. Les gens n’ont pas 500 F pour la consultation. J’ai peur de l’augmentation des tarifs mais il faut dire qu’on nous associe pour que nous étudions ensemble ces réformes pour savoir ce qu’il faut mettre et ce qu’il ne faut pas mettre », note cet infirmier anesthésiste gréviste.
Zacharie Godjo dit qu’il fait grève à regret. Il espère que le chef de l’Etat écoutera les agents de santé.
« Vous avez un diplôme. Il faut être à l’indice réel qui lui correspond... Vous avez la volonté. Vous travaillez avec abnégation, conscience. Vous sauvez les patients. Il faut que ce diplôme vous nourrisse et nourrisse votre famille », plaide-t-il.
Ce père de famille travaille à l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant Lagune, à Cotonou. En mai, le personnel a cessé les opérations après l’affaissement d’une table vétuste, en plein accouchement. Un incident qui explique le mal être des soignants selon lui.
« Nous ne sommes pas d’accord qu’on nous mette dans des conditions difficiles, [qui nous obligent à nous] multiplier en deux parce que lorsque vous le faites, vous n’avez pas le meilleur rendement et la population vous dit que vous avez mal travaillé », souligne-t-il.
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