Dans une lettre ouverte adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, 23 signataires appellent les Nations unies à se saisir du sort de la minorité musulmane rohingya, qu'ils qualifient comme « l'une des plus persécutées au monde ».
Parmi eux figurent onze prix Nobel de la paix, dont Jose Ramos-Horta, ancien président de la République démocratique du Timor-Oriental, Malala Yousafzai, militante pakistanaise des droits des femmes, Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit, Shirin Ebadi, avocate iranienne ou encore le Sud-Africain Desmond Tutu.
Des personnalités de renom ont également signé le manifeste comme l'ex-Premier ministre italien Romano Prodi ou l'entrepreneur britannique Richard Branson.
Une situation qui s'aggrave
Tous exhortent l'ONU à faire pression sur le gouvernement birman, pour qu'il « lève toutes les restrictions à l'aide humanitaire » aux Rohingyas, et réclament « une enquête internationale indépendante » sur leur sort.
Ces dernières semaines, la situation des musulmans Rohingyas s'est encore détériorée, avec des opérations le 9 octobre 2016 de l'armée birmane dans le nord-ouest du pays, en riposte à des attaques de postes-frontières par des groupes d'hommes armés. Quelque 27 000 personnes ont pris la fuite et sont arrivées au Bangladesh.
Là-bas, les réfugiés ont évoqué des viols, des meurtres, des tortures. Amnesty International parle de représailles disproportionnées, avec l'utilisation d'hélicoptères de combat contre de simples civils, le 12 novembre dernier dans des villages du nord de l'Etat d'Arakan.
Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, se bat-elle pour la paix ?
Les signataires se disent « déçus de ce que malgré des appels répétés à Aung San Suu Kyi, (celle-ci) n'ait pas pris d'initiative pour garantir la citoyenneté pleine et entière aux Rohingyas ».
L'icône birmane de la démocratie « est la dirigeante et c'est elle qui a la responsabilité première de diriger avec courage, humanité et compassion », rappellent-ils, comme pour mieux souligner ses manquements dans une situation qui s'apparente à « un nettoyage ethnique et à des crimes contre l'humanité ».
Les 11 prix Nobel de la paix demandent donc que cette crise des Rohingyas soit de toute urgence mise à l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l'ONU et que le secrétaire général se rende « en visite en Birmanie dans les prochaines semaines ».
Parmi eux figurent onze prix Nobel de la paix, dont Jose Ramos-Horta, ancien président de la République démocratique du Timor-Oriental, Malala Yousafzai, militante pakistanaise des droits des femmes, Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit, Shirin Ebadi, avocate iranienne ou encore le Sud-Africain Desmond Tutu.
Des personnalités de renom ont également signé le manifeste comme l'ex-Premier ministre italien Romano Prodi ou l'entrepreneur britannique Richard Branson.
Une situation qui s'aggrave
Tous exhortent l'ONU à faire pression sur le gouvernement birman, pour qu'il « lève toutes les restrictions à l'aide humanitaire » aux Rohingyas, et réclament « une enquête internationale indépendante » sur leur sort.
Ces dernières semaines, la situation des musulmans Rohingyas s'est encore détériorée, avec des opérations le 9 octobre 2016 de l'armée birmane dans le nord-ouest du pays, en riposte à des attaques de postes-frontières par des groupes d'hommes armés. Quelque 27 000 personnes ont pris la fuite et sont arrivées au Bangladesh.
Là-bas, les réfugiés ont évoqué des viols, des meurtres, des tortures. Amnesty International parle de représailles disproportionnées, avec l'utilisation d'hélicoptères de combat contre de simples civils, le 12 novembre dernier dans des villages du nord de l'Etat d'Arakan.
Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, se bat-elle pour la paix ?
Les signataires se disent « déçus de ce que malgré des appels répétés à Aung San Suu Kyi, (celle-ci) n'ait pas pris d'initiative pour garantir la citoyenneté pleine et entière aux Rohingyas ».
L'icône birmane de la démocratie « est la dirigeante et c'est elle qui a la responsabilité première de diriger avec courage, humanité et compassion », rappellent-ils, comme pour mieux souligner ses manquements dans une situation qui s'apparente à « un nettoyage ethnique et à des crimes contre l'humanité ».
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