Les députés de l’opposition estiment que le Sénat va fonctionner avec six milliards de francs CFA par an. Mais surtout, ils soupçonnent le parti au pouvoir de vouloir s’en servir pour modifier, in fine, l’article 37 de la Constitution, portant sur l’élection et les mandats du président. « C’est pour permettre à monsieur Blaise Compaoré de désigner nommément des gens, estime Maître Bénéwendé Sankara, député de l’opposition, pour que, peut-être au plus tard en 2014, on mette en place une institution qui va s’appeler désormais le Parlement ou le Congrès, c’est-à-dire les deux Chambres réunies (pouvant) avoir la majorité qualifiée des trois quarts et modifier la Constitution. Voilà pourquoi nous sommes contre. »
Approfondissement démocratique ?
Pour les députés du parti au pouvoir, la création d’un Sénat participe à l’approfondissement de la démocratie au Burkina Faso par la prise en compte de certaines couches sociales. « A aucun moment dans nos textes, dans nos développements, dans notre argumentaire, dans notre présentation de la deuxième chambre, il n’a été question de l’article 37, conteste Achille Tapsoba, député du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Ceux qui pensent que c’est une intention peuvent développer leur idée. »
Les opposants à la création du Sénat promettent des manifestations dans les semaines à venir car, pour eux, pas question que le Parlement serve à une révision constitutionnelle.
Approfondissement démocratique ?
Pour les députés du parti au pouvoir, la création d’un Sénat participe à l’approfondissement de la démocratie au Burkina Faso par la prise en compte de certaines couches sociales. « A aucun moment dans nos textes, dans nos développements, dans notre argumentaire, dans notre présentation de la deuxième chambre, il n’a été question de l’article 37, conteste Achille Tapsoba, député du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Ceux qui pensent que c’est une intention peuvent développer leur idée. »
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