Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Burkina Faso : au moins huit morts dans une attaque contre des unités mixtes



Une attaque contre des unités mixtes de gendarmes et de Volontaires engagés dans la lutte anti-jihadiste a fait au moins 8 morts dans l’est du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires et civiles. Des unités mixtes de gendarmes et de volontaires ont été prises pour cible au Burkina Faso. Au moins trois gendarmes et cinq supplétifs civils engagés dans la lutte anti-jihadiste ont été tués lundi soir lors d'une attaque dans l'est du pays, a appris mardi l'AFP de sources sécuritaire et civile.  

Selon France24, cette attaque fait "suite à une embuscade perpétrée dimanche qui a été repoussée" par les forces de défense effectuant "des opérations de sécurisation après l'arrivée massive de plusieurs centaines de personnes à Fada N'Gourma (chef-lieu de région et de la province), après des menaces de groupes armés", selon ce responsable local.  

Créés en décembre 2019, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), sont des supplétifs civils qui interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d'information et de protection après une formation militaire de quatorze jours. Ils font également office de pisteurs et combattent souvent aux cotés de l'armée, payant un lourd tribu avec plus de 200 morts dans leurs rangs, selon un décompte de l'AFP.  

Le 1er avril, six d'entre eux ont été tués au cours d'une embuscade dans le nord du Burkina Faso. Le 21 mars, deux volontaires avaient été tués lors de deux attaques, deux semaines après la mort de cinq autres lors d'une embuscade contre un détachement militaire, toujours dans le nord du pays. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger en proie aux attaques jihadistes, en est également la victime régulière depuis 2015.   

D'abord concentrées dans le nord du pays, limitrophe du Mali, les exactions attribuées à des groupes jihadistes, dont le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda et l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS), ont ensuite visé la capitale et d'autres régions, notamment l'est et le nord-ouest, faisant depuis 2015 plus de 1 200 morts et plus de 1 million de déplacés, fuyant les zones de violences. 

Ndeye Fatou Touré

Mardi 6 Avril 2021 - 11:16


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter