Le Congrès pour la démocratie et le progrès - l’ancien parti au pouvoir - est suspendu pour « activités incompatibles avec la loi portant charte des partis et formations politiques au Burkina », selon un arrêté du ministre en charge de l’Administration territoriale.
L’Alliance pour la démocratie et la fédération – Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) et l’un des fidèles alliés du CDP - écope également de la même sanction pour les mêmes raisons.
Selon l’article 30 de la charte des partis et formations politiques, « en cas d’urgence ou de trouble de l’ordre public, le ministre chargé des Libertés publiques peut prendre un arrêté de suspension de toutes activités du parti concerné et ordonner la fermeture de son siège ». C’est sur la base de ce texte que ces partis ont été sanctionnés, selon un responsable du ministère de l’Administration du territoire.
Un autre arrêté suspend également la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (Fedap-BC) « pour activités incompatibles avec la loi portant liberté d’association au Burkina Faso ». Cette association se serait rendue coupable d’avoir participé à des activités politiques alors que la loi l’y interdit. Elle avait appelé à l’organisation d’un référendum pour modifier la Constitution.
L’ADF/RDA prend « acte de cette décision et attend les preuves » selon le premier vice-président du parti. « Nous ne comprenons pas cette décision. Nos juristes vont y réfléchir » précise Mamadou Koné.
Le secrétaire exécutif national du CDP et le président de la Fedap/BC - qui étaient internés dans un camp de gendarmerie - ont été relâchés depuis maintenant une semaine.
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