La charte de la transition, signée début mars, prévoit un délai de trois ans avant de tenir des élections libres, une durée jugée trop longue par la Cédéao qui menace de prendre des sanctions économiques.
« Nous n'allons pas sacrifier nos efforts pour ramener la paix au Burkina Faso en courant derrière un calendrier intangible », explique Lionel Bilgo à l’Agence France-Presse.
Pour les autorités de transition, les priorités sont claires : il faut d’abord en finir avec le terrorisme, avant de parler d’un retour à l’ordre constitutionnel. « Est-ce qu'on est capable aujourd'hui, alors qu'on ne peut pas faire 150 km sur notre territoire, d'organiser des élections dans la paix et la quiétude ? », interroge Lionel Bilgo qui estime que les exigences de la Cédéao, « ne tiennent pas du tout compte des réalités de terrain. »
L’enjeu pour le Burkina est pourtant de taille. Son économie, déjà mise à mal par l’insécurité, souffrirait grandement de sanctions. Le pays connaît une inflation sans précédent et certains acteurs économiques majeurs, comme le minier russe Norgold, cessent leurs activités.
La Cédéao quant à elle ne s’est pas encore exprimée sur le sujet. Une source proche de l’organisation explique qu’elle se laisse encore quelques jours pour poursuivre des discussions.
D’après Lionel Bilgo, « le Burkina se trouve dans une très bonne disposition à entendre les remarques de la Cédéao. »
Burkina Faso: la junte répond à la Cédéao sur la transition et le cas du président Kaboré
Parmi les exigences de la Cédéao, il y avait aussi la libération « inconditionnelle » de l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré. Début avril, il a pu regagner son domicile mais selon certains de ses proches, il n’est toujours pas libre de ses mouvements et reçoit des visites sous certaines conditions.
« Nous n'allons pas sacrifier nos efforts pour ramener la paix au Burkina Faso en courant derrière un calendrier intangible », explique Lionel Bilgo à l’Agence France-Presse.
Pour les autorités de transition, les priorités sont claires : il faut d’abord en finir avec le terrorisme, avant de parler d’un retour à l’ordre constitutionnel. « Est-ce qu'on est capable aujourd'hui, alors qu'on ne peut pas faire 150 km sur notre territoire, d'organiser des élections dans la paix et la quiétude ? », interroge Lionel Bilgo qui estime que les exigences de la Cédéao, « ne tiennent pas du tout compte des réalités de terrain. »
L’enjeu pour le Burkina est pourtant de taille. Son économie, déjà mise à mal par l’insécurité, souffrirait grandement de sanctions. Le pays connaît une inflation sans précédent et certains acteurs économiques majeurs, comme le minier russe Norgold, cessent leurs activités.
La Cédéao quant à elle ne s’est pas encore exprimée sur le sujet. Une source proche de l’organisation explique qu’elle se laisse encore quelques jours pour poursuivre des discussions.
D’après Lionel Bilgo, « le Burkina se trouve dans une très bonne disposition à entendre les remarques de la Cédéao. »
Burkina Faso: la junte répond à la Cédéao sur la transition et le cas du président Kaboré
Parmi les exigences de la Cédéao, il y avait aussi la libération « inconditionnelle » de l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré. Début avril, il a pu regagner son domicile mais selon certains de ses proches, il n’est toujours pas libre de ses mouvements et reçoit des visites sous certaines conditions.
Autres articles
-
Afrique du Sud : au moins 14 mineurs clandestins tués dans un effondrement
-
Séisme en Colombie: entre dons et envoi de secours, le pays s’active pour aider les régions touchées
-
Libye: des attaques de drones touchent la deuxième raffinerie du pays
-
Gabon: suspension du site d’information 241 par la Haute Autorité de la communication
-
Nord-ouest du Nigeria: dix policiers tués lors d'un affrontement avec des bandits





Afrique du Sud : au moins 14 mineurs clandestins tués dans un effondrement


