Ce qu'il faut retenir
► Au Liban, les frappes menées par l'armée israélienne depuis l'instauration du cessez-le-feu le 17 avril ont fait 380 morts, a indiqué mardi 12 mai le ministère de la Santé. Au total, près de 2900 personnes sont mortes depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.
► Lundi 11 mai, le président américain a estimé que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran était « sous assistance respiratoire » et dit qu'il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour franchir le détroit d'Ormuz. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assuré que l'Iran était prêt à « donner une leçon » en cas d'agression, réagissant à des déclarations de Donald Trump sur la grande fragilité du cessez-le-feu.
► Dans une interview donnée à la télévision américaine CBS, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fait part de sa détermination à continuer la guerre avec l'Iran tant que le stock d'uranium de Téhéran n'aura pas été récupéré.
Le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record, a mis en garde mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), alors que la guerre au Moyen-Orient continue de réduire les approvisionnements en provenance du Golfe.
« Les stocks mondiaux de pétrole se contractent déjà à un rythme record », souligne l'AIE en estimant qu'« une nouvelle volatilité des prix semble probable à l'approche de la période de pointe de la demande estivale ».
En Iran, une deuxième nappe de pétrole a été observée ces derniers jours par satellite à proximité de l'île de Kharg. C'est ce que révèlent des images prises par l'Agence spatiale européenne (ESA).
Il y a quelques jours déjà, une première nappe d'hydrocarbure avait dérivé dans le golfe Persique depuis l'île de Kharg, nœud névralgique pour le stockage et l'exportation du brut iranien par la mer. Un pipeline sous-marin endommagé pourrait être à l'origine des fuites.
Une frappe israélienne a visé mercredi une voiture sur l'autoroute extrêmement fréquentée reliant Beyrouth au sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
La frappe s'est produite au niveau de Jiyeh, à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale.
Samedi 9 mai, deux frappes similaires avaient visé deux voitures sur cette autoroute dans le même secteur, malgré la trêve en cours avec Israël depuis le 17 avril.
Un homme a été pendu mercredi en Iran après avoir été reconnu coupable d'avoir établi des liens avec les services de renseignements israéliens, a annoncé Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire. « Ehsan Afreshteh, un espion formé par le Mossad au Népal et ayant vendu des informations sensibles à Israël, a été exécuté », a indiqué Mizan.
« Arrêté et jugé pour espionnage et collaboration avec le régime sioniste, il a été pendu ce matin (mercredi) après (...) la confirmation du verdict par la Cour suprême », a ajouté la justice iranienne.
La guerre lancée contre l'Iran par les États-Unis et Israël a bousculé les pays du Golfe. Effondrement de la sécurité indispensable à leur prospérité et profonde remise en question de leur relation avec les États-Unis qui les ont embarqués dans le chaos régional et dans la crise du détroit d'Ormuz.
Parmi les six monarchies du Golfe, les Émirats arabes unis ont été particulièrement visés par les missiles et les drones iraniens. Un ciblage qui ne les a pas fait renoncer à leur relation avec Israël, fondée en 2020 avec les accords d'Abraham. L'alliance entre les deux pays s'est même renforcée pendant la guerre, avec la fourniture par l'État hébreu de systèmes anti-missiles aux Émirats.
Ces derniers auraient par ailleurs mené leurs propres frappes sur l'Iran le mois dernier en visant une raffinerie. La stratégie émirienne s'éloigne de plus en plus de la retenue observée par les autres monarchies du Golfe qui, dans leur majorité, préfèrent se ménager un avenir apaisé avec leur voisin l'Iran.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé le Pakistan à « intensifier » ses efforts de médiation entre l'Iran et les États-Unis, et exprimé l'intention de son pays de continuer à le soutenir, a rapporté Chine Nouvelle.
Wang Yi s'est entretenu mardi par téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, a indiqué l'agence d'État mercredi matin. Le président américain Donald Trump est attendu ce soir en Chine, partenaire stratégique et économique primordial de l'Iran.
L'armée israélienne a déclaré mardi 12 mai que ses troupes avaient mené une opération de plusieurs jours dans la région du fleuve Litani, dans le sud du Liban, où des échanges de tirs avec le Hezbollah se poursuivent malgré un cessez-le-feu. 13 morts ont été annoncés mardi soir dans des frappes israéliennes, selon les autorités libanaises. Côté israélien de la frontière, beaucoup d’habitants ont quitté la zone frontalière avec le Liban. Le cessez-le-feu a été décrété il y a presque un mois mais la zone est loin d’être calme. Civils et militaires craignent les drones du Hezbollah. Reportage de notre envoyée spéciale à Misgav Am, Frédérique Misslin.
► Au Liban, les frappes menées par l'armée israélienne depuis l'instauration du cessez-le-feu le 17 avril ont fait 380 morts, a indiqué mardi 12 mai le ministère de la Santé. Au total, près de 2900 personnes sont mortes depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.
► Lundi 11 mai, le président américain a estimé que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran était « sous assistance respiratoire » et dit qu'il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour franchir le détroit d'Ormuz. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assuré que l'Iran était prêt à « donner une leçon » en cas d'agression, réagissant à des déclarations de Donald Trump sur la grande fragilité du cessez-le-feu.
► Dans une interview donnée à la télévision américaine CBS, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fait part de sa détermination à continuer la guerre avec l'Iran tant que le stock d'uranium de Téhéran n'aura pas été récupéré.
Le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record, a mis en garde mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), alors que la guerre au Moyen-Orient continue de réduire les approvisionnements en provenance du Golfe.
« Les stocks mondiaux de pétrole se contractent déjà à un rythme record », souligne l'AIE en estimant qu'« une nouvelle volatilité des prix semble probable à l'approche de la période de pointe de la demande estivale ».
En Iran, une deuxième nappe de pétrole a été observée ces derniers jours par satellite à proximité de l'île de Kharg. C'est ce que révèlent des images prises par l'Agence spatiale européenne (ESA).
Il y a quelques jours déjà, une première nappe d'hydrocarbure avait dérivé dans le golfe Persique depuis l'île de Kharg, nœud névralgique pour le stockage et l'exportation du brut iranien par la mer. Un pipeline sous-marin endommagé pourrait être à l'origine des fuites.
Une frappe israélienne a visé mercredi une voiture sur l'autoroute extrêmement fréquentée reliant Beyrouth au sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
La frappe s'est produite au niveau de Jiyeh, à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale.
Samedi 9 mai, deux frappes similaires avaient visé deux voitures sur cette autoroute dans le même secteur, malgré la trêve en cours avec Israël depuis le 17 avril.
Un homme a été pendu mercredi en Iran après avoir été reconnu coupable d'avoir établi des liens avec les services de renseignements israéliens, a annoncé Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire. « Ehsan Afreshteh, un espion formé par le Mossad au Népal et ayant vendu des informations sensibles à Israël, a été exécuté », a indiqué Mizan.
« Arrêté et jugé pour espionnage et collaboration avec le régime sioniste, il a été pendu ce matin (mercredi) après (...) la confirmation du verdict par la Cour suprême », a ajouté la justice iranienne.
La guerre lancée contre l'Iran par les États-Unis et Israël a bousculé les pays du Golfe. Effondrement de la sécurité indispensable à leur prospérité et profonde remise en question de leur relation avec les États-Unis qui les ont embarqués dans le chaos régional et dans la crise du détroit d'Ormuz.
Parmi les six monarchies du Golfe, les Émirats arabes unis ont été particulièrement visés par les missiles et les drones iraniens. Un ciblage qui ne les a pas fait renoncer à leur relation avec Israël, fondée en 2020 avec les accords d'Abraham. L'alliance entre les deux pays s'est même renforcée pendant la guerre, avec la fourniture par l'État hébreu de systèmes anti-missiles aux Émirats.
Ces derniers auraient par ailleurs mené leurs propres frappes sur l'Iran le mois dernier en visant une raffinerie. La stratégie émirienne s'éloigne de plus en plus de la retenue observée par les autres monarchies du Golfe qui, dans leur majorité, préfèrent se ménager un avenir apaisé avec leur voisin l'Iran.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé le Pakistan à « intensifier » ses efforts de médiation entre l'Iran et les États-Unis, et exprimé l'intention de son pays de continuer à le soutenir, a rapporté Chine Nouvelle.
Wang Yi s'est entretenu mardi par téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, a indiqué l'agence d'État mercredi matin. Le président américain Donald Trump est attendu ce soir en Chine, partenaire stratégique et économique primordial de l'Iran.
L'armée israélienne a déclaré mardi 12 mai que ses troupes avaient mené une opération de plusieurs jours dans la région du fleuve Litani, dans le sud du Liban, où des échanges de tirs avec le Hezbollah se poursuivent malgré un cessez-le-feu. 13 morts ont été annoncés mardi soir dans des frappes israéliennes, selon les autorités libanaises. Côté israélien de la frontière, beaucoup d’habitants ont quitté la zone frontalière avec le Liban. Le cessez-le-feu a été décrété il y a presque un mois mais la zone est loin d’être calme. Civils et militaires craignent les drones du Hezbollah. Reportage de notre envoyée spéciale à Misgav Am, Frédérique Misslin.
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