Les départs du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie risquent de faire peser une atmosphère délétère sur cette réunion. L’hostilité de nombreux gouvernements africains à la Cour pénale internationale était officielle depuis le mandat d’arrêt émis en 2009 contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Mais ce sont les poursuites initiées trois ans plus tard contre son homologue kényan Uhuru Kenyatta qui ont marqué le début de la campagne active contre la CPI en Afrique.
Même si une motion au sein de l’Union africaine pour le retrait en masse des 34 pays africains membres de la Cour a échoué, l’UA a tout de même décidé de constituer une cour pénale africaine qui couperait l’herbe sous le pied de La Haye. Il faut dire que sur dix enquêtes de la Cour ayant débouché sur des inculpations, neuf concernaient des crimes commis en Afrique, une statistique que les opposants à la Cour ont eu beau jeu d’exploiter en la qualifiant d’« institution néocoloniale » et de « justice de Blancs ».
Lors de cette semaine de débats à La Haye, les partisans de la justice internationale vont essayer de rappeler que toutes les enquêtes ou presque ont été ouvertes à la demande des pays africains concernés et de démontrer que le projet de cour pénale de l’Union africaine a surtout pour caractéristique d’accorder l’immunité aux dirigeants. Mais rien ne dit que l’hémorragie va s’arrêter à trois pays et que les partisans de la Cour seront capables de minimiser l’impact de ces défections.
Même si une motion au sein de l’Union africaine pour le retrait en masse des 34 pays africains membres de la Cour a échoué, l’UA a tout de même décidé de constituer une cour pénale africaine qui couperait l’herbe sous le pied de La Haye. Il faut dire que sur dix enquêtes de la Cour ayant débouché sur des inculpations, neuf concernaient des crimes commis en Afrique, une statistique que les opposants à la Cour ont eu beau jeu d’exploiter en la qualifiant d’« institution néocoloniale » et de « justice de Blancs ».
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