Après plus de trois heures de réunion du comité exécutif national du SDF, élargi aux élus du parti, les députés et sénateurs, une tendance s'est clairement dessinée : le parti met dans la balance sa participation aux élections.
« Nous n’irons jamais aux élections si la guerre n’est pas arrêtée dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Donc la réunion que nous sommes en train de faire aujourd’hui est en train, presque, de confirmer ce qui a été dit en août dernier et ce qui a été dit samedi dernier: nous n’irons pas aux élections », prévient Emmanuel Ntonga, président régional du SDF pour le centre.
Pour le député Njong Evaristius, la déstructuration du tissu social et de l'administration publique, en raison du conflit entre les séparatistes ambazoniens et l'armée rendent toute élection impossible dans ces régions anglophones : « Ce qui se passe en ce moment, c’est que le Nord-Ouest, par exemple, qui est ma région, est dévasté par la guerre. Dans ce Nord-Ouest, presque tout le monde a fui. Les autorités administratives elles-mêmes ne peuvent pas travailler. Nous ne pouvons pas participer, parce que là où nous sommes supposés afficher des listes, les personnes qui sont censées voter ont toutes déserté. »
En plus de ces enjeux sécuritaires, le SDF s'insurge contre la non-révision du code électoral. Une préoccupation qu'il partage avec d'autres partis politiques à l'instar du MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) ou le CPP (le Parti du peuple camerounais).
« Nous n’irons jamais aux élections si la guerre n’est pas arrêtée dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Donc la réunion que nous sommes en train de faire aujourd’hui est en train, presque, de confirmer ce qui a été dit en août dernier et ce qui a été dit samedi dernier: nous n’irons pas aux élections », prévient Emmanuel Ntonga, président régional du SDF pour le centre.
Pour le député Njong Evaristius, la déstructuration du tissu social et de l'administration publique, en raison du conflit entre les séparatistes ambazoniens et l'armée rendent toute élection impossible dans ces régions anglophones : « Ce qui se passe en ce moment, c’est que le Nord-Ouest, par exemple, qui est ma région, est dévasté par la guerre. Dans ce Nord-Ouest, presque tout le monde a fui. Les autorités administratives elles-mêmes ne peuvent pas travailler. Nous ne pouvons pas participer, parce que là où nous sommes supposés afficher des listes, les personnes qui sont censées voter ont toutes déserté. »
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