C'est une victoire symbolique pour les défenseurs des libertés et des droits humains. En France, l'Assemblée nationale a approuvé, ce jeudi 28 mai, en première lecture et à l'unanimité, l'abrogation du «Code noir» et l'ensemble des textes ayant réglementé l'esclavage dans les colonies françaises. Même si l'esclavage n'existe plus officiellement, ce texte de loi n'a jamais été formellement abrogé après 1848.
Les débats ont certes été animés sur la rédaction du texte ou la question des réparations, mais l'intégralité des groupes a voté la proposition de loi. Celle-ci était portée par Max Mathiasin (Guadeloupe, Liot). «C’est un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage», a dit l’initiateur de la loi, ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l'hémicycle.
Députée de gauche, Clémentine Autin a aussi réagi à l’abrogation de la loi sur ses réseaux sociaux. «Enfin, le Code noir qui a juridiquement organisé l'esclavage est aboli. Ce vote à l'unanimité est hautement symbolique. Le racisme, l'esprit de domination et de prédation ont conduit à une abomination, des crimes contre l'humanité, selon la qualification consacrée par la loi Taubira en 2001. La France doit regarder son histoire en face pour ne pas reproduire (…) Le temps est venu de la justice réparatrice», a-t-elle dit.
Pour rappel, Le Code noir est un recueil de textes législatifs français datant du XVIIe et du XVIIIe siècle, destiné à réglementer l'esclavage dans les colonies françaises. Il définit l'esclave comme un « bien meuble » (Article 44), ce qui signifie qu'il peut être acheté, vendu, loué ou transmis par héritage comme n'importe quel objet.
Les débats ont certes été animés sur la rédaction du texte ou la question des réparations, mais l'intégralité des groupes a voté la proposition de loi. Celle-ci était portée par Max Mathiasin (Guadeloupe, Liot). «C’est un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage», a dit l’initiateur de la loi, ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l'hémicycle.
Députée de gauche, Clémentine Autin a aussi réagi à l’abrogation de la loi sur ses réseaux sociaux. «Enfin, le Code noir qui a juridiquement organisé l'esclavage est aboli. Ce vote à l'unanimité est hautement symbolique. Le racisme, l'esprit de domination et de prédation ont conduit à une abomination, des crimes contre l'humanité, selon la qualification consacrée par la loi Taubira en 2001. La France doit regarder son histoire en face pour ne pas reproduire (…) Le temps est venu de la justice réparatrice», a-t-elle dit.
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