« Les investigations se poursuivent », a déclaré mercredi Flavien Mbata, après la mise en garde à vue de Feissal Mandjo et Issaka Ousmane, deux personnes suspectées d’être impliquées dans une tentative de coup d’État en Guinée équatoriale fin décembre, que Malabo affirme avoir déjoué.
L’un des deux suspects, Feissal Mandjo, est soupçonné d’avoir été en contact avec le présumé cerveau de l’opération, Ahmed Yalo, frère de Sani Yalo qui est un proche du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.
La justice centrafricaine enquête également sur un transfert d’argent suspect, depuis un compte en France vers le compte d’une société banguissoise, le Bureau d’affaitement Routier Centrafricain (BARC), dont le président du Conseil d’administration n’est autre que Sani Yalo.
70 interpellations
L’enquête est menée avec le Cameroun et la Guinée équatoriale, dans le cadre de la coopération judiciaire des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
En tout, plus de 70 personnes, dont 16 ressortissants centrafricains, ont été interpellés dans la sous-région, selon une source judiciaire.
Début janvier, Malabo avait annoncé avoir déjoué un « coup d’État », après l’arrestation d’une trentaine d’hommes armés étrangers – des Tchadiens, des Centrafricains et des Soudanais – fin décembre au Cameroun, au carrefour des trois frontières entre la Guinée, le Cameroun et le Gabon.
De nombreux doutes et zones d’ombre perdurent sur les motivations de ces hommes et sur les soutiens dont ils auraient bénéficié. Mais l’importance numérique des Centrafricains dans le groupe et le fait que le présumé cerveau de ce groupe soit un Tchadien avaient donné à l’affaire une inédite dimension régionale.
L’un des deux suspects, Feissal Mandjo, est soupçonné d’avoir été en contact avec le présumé cerveau de l’opération, Ahmed Yalo, frère de Sani Yalo qui est un proche du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.
La justice centrafricaine enquête également sur un transfert d’argent suspect, depuis un compte en France vers le compte d’une société banguissoise, le Bureau d’affaitement Routier Centrafricain (BARC), dont le président du Conseil d’administration n’est autre que Sani Yalo.
70 interpellations
L’enquête est menée avec le Cameroun et la Guinée équatoriale, dans le cadre de la coopération judiciaire des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
En tout, plus de 70 personnes, dont 16 ressortissants centrafricains, ont été interpellés dans la sous-région, selon une source judiciaire.
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