Dès l'éclatement des combats, les responsables de la communauté musulmane se sont efforcés de faire la navette entre les deux camps à la faveur des accalmies. Sans succès dans un premier temps. Mais hier, mercredi, les chefs religieux et le médiateur de l'ONG Pareto ont réussi à faire venir à la mosquée de Bambari les deux généraux rivaux : le chef d'état-major de la Seleka, Joseph Zoundéko, et l'ancien maître de Bambari, le général Ali Darass. L'entourage des deux hommes assure qu'ils se sont réconciliés, se sont donnés l'accolade et ont circulé dans le même pick-up pour faire la preuve de leur réconciliation.
Joint par RFI, le porte-parole de l'état-major de la Seleka a présenté des excuses à la population centrafricaine pour ce qu'il a présenté comme un « malentendu » ayant entraîné la mort d'hommes. Une vingtaine de personnes avaient été tuées dans les combats.
À Bambari, ces paroles apaisantes ne suffisent pas à convaincre, car le calme n'est pas synonyme de retour de la sécurité. Un déplacé venu chercher refuge près du camp de la force française Sangaris indique qu'il n'est pas question pour lui de rentrer dans son quartier. « Tant que le désarmement n'aura pas eu lieu, a-t-il indiqué à RFI, l'endroit où j'habite continuera en effet à être sillonné par des bandes armées ».
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