Le samedi 30 avril, Nous, étudiants ! est programmé à l'Alliance française de Bangui pour l'ouverture du festival afro-européen, organisé en partenariat avec le gouvernement et l'Union européenne. Parmi les invités, la patronne de la Minusca, Valentine Rugwabiza, et la ministre des Arts et de la Culture, Jennifer Saraiva-Yanzeré. Celle-ci, choquée par ce qu'elle voit à l'écran, quitte la projection.
Quelques jours plus tard, elle convoque dans son bureau le réalisateur, Rafiki Fariala, et plusieurs producteurs centrafricains et européens du long métrage pour leur demander des explications.
« Des images qui ne reflètent pas le pays »
Dans une communication diffusée par la radio centrafricaine Ndeke Luka, elle regrette que ce film ait vu le jour sans l'approbation du gouvernement : « On voudrait aussi savoir parce qu’on a vu des images très compromettantes, des images qui ne reflètent pas le pays en ce moment. On est obligé de prendre des mesures parce qu’aujourd’hui, la République centrafricaine a traversé des moments très difficiles. Nous ne voulons pas des incitations à la haine pour la population. Et dans ce film, franchement, il y a trop d’incitations. Et nous voulons juste dire : stop. On veut bien qu’on nous aide pour former nos enfants, mais que ce soit fait avec nous, pas sans nous ».
Les ministres de la Communication et de l'Enseignement supérieur étaient aussi présents, ainsi que des militaires. La virulence des reproches a poussé les convoqués à se cacher pendant plusieurs jours par peur des représailles, et à ne pas vouloir s'exprimer.
Sélectionné à la Berlinale
La décision tombe : Nous, étudiants ! est interdit de diffusion en Centrafrique jusqu'à nouvel ordre. Le gouvernement compte désormais revoir le partenariat avec l’Alliance française qui encadre, depuis quelques années, des jeunes cinéastes centrafricains.
Réalisé avec l'aide de partenaires internationaux, Nous, étudiants ! a été sélectionné par plusieurs festivals de cinéma, comme la Berlinale en février dernier et le festival documentaire de Saint-Louis, au Sénégal, qui le projette ce mercredi soir 11 mai à 19 h locale place Faidherbe.
Quelques jours plus tard, elle convoque dans son bureau le réalisateur, Rafiki Fariala, et plusieurs producteurs centrafricains et européens du long métrage pour leur demander des explications.
« Des images qui ne reflètent pas le pays »
Dans une communication diffusée par la radio centrafricaine Ndeke Luka, elle regrette que ce film ait vu le jour sans l'approbation du gouvernement : « On voudrait aussi savoir parce qu’on a vu des images très compromettantes, des images qui ne reflètent pas le pays en ce moment. On est obligé de prendre des mesures parce qu’aujourd’hui, la République centrafricaine a traversé des moments très difficiles. Nous ne voulons pas des incitations à la haine pour la population. Et dans ce film, franchement, il y a trop d’incitations. Et nous voulons juste dire : stop. On veut bien qu’on nous aide pour former nos enfants, mais que ce soit fait avec nous, pas sans nous ».
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