Selon Maître Nicolas Tiangaye, à la tête d'un pôle d'avocats qui le défend, c'est aujourd'hui mardi 5 mars que son collègue doit passer devant le procureur. Ce dernier doit décider ou non de son inculpation. En attendant, tous les avocats de la Centrafrique ont décidé depuis hier de se mettre en grève tant que Maître Mboli-Goumba est en détention.
Le bâtonnier Maître Emile Bizon justifie cette décision, au micro d'Esdras Ndikumana de la rédaction Afrique de RFI. « Nous considérons que l’arrestation de maitre Crépin Mboli-Goumba est arbitraire puisqu’elle a été faite sans aucun document, sans une instruction écrite. Ensuite, il y a eu violation de ses droits les plus élémentaires puisqu’il lui a été interdit d’avoir accès à un avocat et à un médecin dès les premières heures. En plus, il a été permis que des images soient prises et diffusées sur les réseaux sociaux, ce qui est une violation grave à sa dignité d’être humain. Hier, en ma qualité de bâtonnier, lorsque je me suis présenté pour m’enquérir de sa situation, je n’ai pas été admis à lui rendre visite. Ce matin-même, le ministre garde des Sceaux a refusé de nous recevoir. Les avocats ont considéré cela comme un mépris vis-à-vis de leur corporation. »
Maître Crépin Mboli-Goumba a été arrêté dimanche à l’aéroport de Bangui alors qu'il était déjà dans l'avion qui allait le conduire au Cameroun pour des soins. Il est poursuivi pour « diffamation et outrage à magistrat » suite à une plainte de quatre magistrats qu'il avait indexés lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé une justice centrafricaine corrompue, selon lui, jusqu'au plus haut sommet.
Le bâtonnier Maître Emile Bizon justifie cette décision, au micro d'Esdras Ndikumana de la rédaction Afrique de RFI. « Nous considérons que l’arrestation de maitre Crépin Mboli-Goumba est arbitraire puisqu’elle a été faite sans aucun document, sans une instruction écrite. Ensuite, il y a eu violation de ses droits les plus élémentaires puisqu’il lui a été interdit d’avoir accès à un avocat et à un médecin dès les premières heures. En plus, il a été permis que des images soient prises et diffusées sur les réseaux sociaux, ce qui est une violation grave à sa dignité d’être humain. Hier, en ma qualité de bâtonnier, lorsque je me suis présenté pour m’enquérir de sa situation, je n’ai pas été admis à lui rendre visite. Ce matin-même, le ministre garde des Sceaux a refusé de nous recevoir. Les avocats ont considéré cela comme un mépris vis-à-vis de leur corporation. »
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