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Centre de PMA à Dalal Jamm: c'est une priorité selon And Gueusseum qui écarte tout rapport avec l'homosexualité



Centre de PMA à Dalal Jamm: c'est une priorité selon And Gueusseum qui écarte tout rapport avec l'homosexualité
Dans une lettre datée du 10 août 2020, le professeur Papa Touré, Président du conseil d’administration de l’hôpital Dalal Jamm, a présenté sa démission au chef de l’État, Macky Sall. Une décision survenue, juste après la subvention de 1,5 milliard FCFA pour la construction de bâtiments destinés à abriter un centre de greffe de moelle et un centre de Procréation médicalement assistée.

Le professeur Touré a estimé que l’urgence se trouve ailleurs. Il a soutenu, dans sa lettre de démission, que cette décision du Président Sall « ne répond nullement aux besoins immédiats de l’hôpital, ni à l’urgence imposée par la pandémie de la Covid 19 ni aux impératifs de Santé publique ».

Son avis est loin d’être partagé par le secrétaire général de l'Alliance autonome des syndicats de santé "And Geusseum", Mballo Dia Thiam, joint par PressAfrik. « Nous apprécions positivement la création des deux centres, l’un dédié à la procréation assistée et l’autre pour la greffe. Ces projets figurent dans le projet d’établissement de Dalal Jamm », a expliqué le syndicaliste, ajoutant que ce sont « des technologies dont on a besoin ».

Selon lui, cela fait partie des priorités, car permettant à tous ces couples qui ont un problème de fertilités, d’avoir des enfants. Il l’est également par rapport à la structure car nous sommes dans une période de crise sanitaire qui a mis à nu tous les systèmes de santé et au delà, la crise a créé un retour sur soi. Autant, nous voulons une souveraineté alimentaire, autant nous devons aussi avoir une souveraineté sanitaire, a défendu M. Thiam.

Il est revenu sur les évacuations sanitaires qui coûtent des milliards FCFA pour le pays. Sur ce, la position de « And Guesseum » est claire.  Quand le chef de l’Etat arrive à faire un investissement pour cet hôpital qui est destiné en puissance pour être un hôpital de niveau 4, c’est une belle opportunité.

Toutefois, Mballa Dia Thiam a fait savoir que cela n’enlève en rien, la pertinence des préoccupations soulignées par le Président du conseil d’administration de l’hôpital Dalal Jamm. « S’il y a un service de réanimation qui ne marche pas ou un laboratoire, en même temps qu’on est en train de réaliser ce projet, qu’on puisse aussi mettre à niveau les autres problèmes. La préoccupation de And Guesseum, est que Dalal Jamm a bénéficié de 32 milliards FCFA de génie civil et 16 milliards d’équipements, c’est beaucoup d’argent pour en faire un hôpital de référence », a-t-il souligné.
La PMA n’a rien à voir avec l’homosexualité à ce que je sache

Le Centre de Procréation médicalement assistée (PMA) est l’Ensemble des techniques médicales permettant la Fécondation in vitro (FIV), le transfert d’embryons et l’insémination artificielle, ainsi que toute technique d’effet équivalent permettant la procréation en dehors du processus naturel. En résumé, la PMA permet à une femme de porter une grossesse par des techniques artificielles et non naturelles.

Dans certains pays où l’homosexualité est légalisée, la PMA est la voie prisée pour les couples lesbiennes d’avoir des enfants sans relations sexuelles avec un Homme. Interrogé sur les craintes au Sénégal, Mballo Dia Thiam, a écarté tout lien. « La procréation assistée c’est pour des couples qui ont un problème de fécondité et pour lesquels une assistance médicale est nécessaire. Cela n’a rien à avoir avec l’homosexualité, à ce que je sache », a dit le syndicaliste.

Au Sénégal, la politique de santé trouve son fondement dans la constitution sénégalaise qui garantit le droit à la santé. Celle-ci reste basée sur les soins de santé primaires et prend en compte les engagements internationaux du Sénégal vis-à-vis des organisations sous-régionales, régionales et mondiales en matière de santé dont les objectifs du millénaire pour le développement, a expliqué à PressAfrik, le juriste Pape Moussa Ndour.

Tout ceci pour dire que l'opportunité de construire un centre de Procréation Médicalement Assistée est « appréciée de façon souveraine par l'État à travers son ministère de la Santé », a-t-il conclu M. Ndour.
 

Salif SAKHANOKHO

Jeudi 13 Août 2020 - 16:20



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