Les combats frontaux entre les armées du Puntland et du Somaliland sont très rares. Pourtant cette crise a des racines anciennes. A la base, il s'agit d'un litige frontalier. Le Somaliland était, au temps de la colonisation, un protectorat britannique qui englobait la zone de Tukaraq où se sont déroulés les combats. Le Puntland et le reste de la Somalie étaient une colonie italienne.
Lorsque le Somaliland s'est autoproclamé indépendant en 1991, il a englobé la région contestée. Or elle est peuplée de clans beaucoup plus proches de ceux du Puntland. « Le nouveau pouvoir a délaissé la région. Cela a causé des frustrations parmi ces tribus qui ont toujours été partagées entre les deux côtés », explique un expert.
Tensions depuis la création du Puntland
La création officielle du Puntland, en 1998, a fait monter les tensions et a créé une sorte de conscience nationale parmi les clans situés chez son voisin. La zone frontalière a donc connu des troubles réguliers, avec par exemple des périodes électorales tendues. Parfois, l'administration du Somaliland n'a même pas pu y organiser de scrutin.
En janvier, les armées du Puntland et du Somaliland se sont affrontées directement pour la première fois depuis des années. Les combats ont repris le 15 mai et ce jeudi. Or le contrôle de la région est une question existentielle pour chaque camp. Le Somaliland cherche une reconnaissance internationale et doit montrer qu'il contrôle son territoire. L'Etat somalien auquel appartient le Puntland se stabilise et l'Etat veut montrer qu'il s'affirme de plus en plus.
Lorsque le Somaliland s'est autoproclamé indépendant en 1991, il a englobé la région contestée. Or elle est peuplée de clans beaucoup plus proches de ceux du Puntland. « Le nouveau pouvoir a délaissé la région. Cela a causé des frustrations parmi ces tribus qui ont toujours été partagées entre les deux côtés », explique un expert.
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