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Commentaire : Daaka de Médina Gounass ou le rappel meurtrier du devoir !



Qu’est-ce que nos autorités font pour arrêter l’hécatombe ? Nous mourrons comme des mouches sur les routes. Rien n’est fait, juste des séminaires et des textes que les personnes concernées foulent au pied. Pourtant nos forces de l’ordre peuvent être efficaces quand elles le veulent. La preuve par la série d’arrestation de présumés terroristes. A chaque fois que le chef de l’Etat se déplace ou reçoit un hôte, c’est la propreté et l’ordre dans nos rues. Les personnes sont obligées de prendre les passerelles au lieu de traverser les routes. Notre société est à ce niveau de développement. Il faut la cravache pour avoir l’ordre et la discipline. Cela équivaut à la sanction, limoger ou mettre à la prison, quand une autorité ne fait pas correctement son travail. C’est seulement ainsi qu’on peut mettre fin au laxisme qui nous coûte toutes ces vies dans des accidents, des incendies et d’autres catastrophes.

Mais si on peut considérer que la population a perdu sa capacité d’indignation, les autorités à leur niveau n’ont pas une claire conscience de leurs responsabilités. Hier au moment où le chef de l’Etat tenait son point de presse à côté de son homologue portugais, il devait avoir une idée claire de l’ampleur des dégâts de l’incendie au Daaka de Médina Gounass. C’est à la fin de son intervention en faveur de la question d’un journaliste sur le drame que Macky Sall profite, il a lui-même utilisé ce terme, de l’occasion pour présenter les condoléances de la nation et annoncé des mesures pour éviter un tel drame à l’avenir sur ce site de retraite spirituelle. On n’ose pas croire qu’il n’est pas touché mais la manière dont il a abordé et évacué cette question pose problème. Alors qu’il a perdu beaucoup de temps à spéculer sur la transparence et la bonne gouvernance, sur son salaire, des sujets qui sont le cadet des soucis des millions de sénégalais qui comptent sur son régime pour donner du sens à leur vie. Et c’est la deuxième fois. Il y a quelques semaines à Saint-Louis, au moment où il présidait un meeting, plus de dix personnes étaient mortes calcinées dans un véhicule. Le lendemain, il a traversé le lieu du drame près de l’Université de Saint-Louis pour continuer sa tournée économique. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Il est temps que nos dirigeants mettent nos personnes au cours de leurs préoccupations. Les réformes institutionnelles, le dialogue, ne représentent absolument rien devant la sacralité de nos vies. Au Daaka, les pèlerins étaient venus pour des prières. Pour la paix au Sénégal et la satisfaction de leurs besoins. Et cela dépend en partie de la volonté de nos dirigeants. Ils sont élus pour ça et ils sont quelque part des délégataires de pouvoir du Seigneur. Aux hommes de Dieu de les rappeler ce discours. Le peuple conscient, quand il en a marre, sait ce qu’il fait et cela est déjà un acquis de taille.

Que la terre soit légère aux victimes du Daaka de Médina Gounass.  Que ce drame soit le déclic qui fait comprendre aux hommes politiques qu’ils sont élus pour nous rendre service.
 
 

Matar SENE

Jeudi 13 Avril 2017 - 17:00



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