Réélu à la tête de PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko a fait le récit d’une « révolution sénégalaise » en marche, née de la répression, des martyrs et d’une lente prise de conscience populaire.
« Notre révolution repose sur un peuple, un parti, une mouvance, une conscience historique collective, et une orientation stratégique », a rappelé Ousmane Sonko, ce samedi 6 juin à Diamniadio, à l’occasion du premier congrès national du parti.
Il est également revenu sur les années de dissolution, d’emprisonnements, de manifestations réprimées et de « plus de quatre-vingts morts » selon plusieurs organisations de défense des droits humains. « On peut dissoudre un parti sur le papier, mais on ne dissout pas une espérance devenue collective »
Pour lui, la dynamique de 2021-2024 marque une rupture historique. « Le peuple a cessé d’être un simple électorat pour devenir un sujet politique actif ». Cette « irruption populaire » a abouti, selon Sonko, à « une révolution démocratique portée par les urnes ».
Mais le leader de Pastef prévient: « Les peuples peuvent conquérir le pouvoir sans parvenir à transformer l’État. Les révolutions peuvent être détournées, absorbées ou vidées de leur contenu lorsqu’elles ne se dotent ni d’une doctrine claire, ni d’une organisation capable d’inscrire le changement dans la durée ».
C’est pourquoi, a-t-il martelé, ce congrès marque « le passage d’un mouvement de rupture au parti de transformation historique, autrement dit au parti révolutionnaire ».
Le président de PASTEF a également pointé les risques internes. « Il arrive parfois que certains, au sommet de l’État, soient tentés de prendre leurs distances avec la dynamique populaire qui les a portés ».
Il a appelé à la vigilance : « La révolution sénégalaise ne repose pas sur des trajectoires individuelles. Elle repose sur un peuple, un parti, une conscience historique collective ».
Enfin, Ousmane Sonko a affirmé que « tant que les cadres, les militants, les élus, le bloc populaire, les femmes, les jeunes resteront fidèles à la ligne de souveraineté et de transformation, la révolution ne déraillera pas ».
« Notre révolution repose sur un peuple, un parti, une mouvance, une conscience historique collective, et une orientation stratégique », a rappelé Ousmane Sonko, ce samedi 6 juin à Diamniadio, à l’occasion du premier congrès national du parti.
Il est également revenu sur les années de dissolution, d’emprisonnements, de manifestations réprimées et de « plus de quatre-vingts morts » selon plusieurs organisations de défense des droits humains. « On peut dissoudre un parti sur le papier, mais on ne dissout pas une espérance devenue collective »
Pour lui, la dynamique de 2021-2024 marque une rupture historique. « Le peuple a cessé d’être un simple électorat pour devenir un sujet politique actif ». Cette « irruption populaire » a abouti, selon Sonko, à « une révolution démocratique portée par les urnes ».
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