Vendredi dernier, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a pris quatre grandes nouvelles mesures avec effet immédiat. Des décisions qui font suite au conseil présidentiel tenu la même semaine et allant dans le sens de « circonscrire » la maladie dans les foyers d’expansion — pour ne pas dire les zones rouges — à savoir les régions de Dakar, de Thiès, de Diourbel et de Ziguinchor. Dorénavant, a dit le ministre de l’Intérieur, est interdit tout rassemblement au niveau des plages, des lieux de sport et des salles de spectacle, aussi tout regroupement public particulièrement dans la région de Dakar.
Il y a aussi l’obligation du part du masque dans des espaces publics, privés et dans les moyens de transport avec le respect strict du nombre de places assises. Le tout sous le menace d’une amende ou d’une sanction pénale contre tout contrevenant. Interpellés sur l’efficacité ces nouvelles mesures, des médecins nous envoient balader. « Les mesures du ministère de l’intérieur ne sont que des mesures barrières qui ne serviront à rien du tout. Quand la situation est hors contrôle, c’est un confinement qui s’impose. Les mesures barrières ne servent qu’à limiter la transmission hors domicile. actuellement le virus est dans les concessions, là où il n’y a pas de mesures barrières. malheureusement, nous n’avons ni le courage, ni les moyens d’une restriction même partielle. Aujourd’hui, il s’agit d’empêcher le virus de sortir des maisons, et non de limiter sa circulation tout court. nous ne sommes plus à l’étape de la transmission dans l’espace public. Les principales sources de contamination sont dans les maisons. Nous sommes en retard sur le virus. Nous allons souffrir et beaucoup souffrir. Nous allons vers des moments difficiles et l’Etat ne veut pas prêter le flanc. De grands événements à caractères religieux approchent, et certains voient déjà mal des mesures allant dans le sens de restrictions. J’aimerais tellement avoir tort ! », confie, sous l’anonymat, un praticien de la santé.
A l’en croire, Dr Babacar Niang de la clinique Suma Assistance aurait certainement eu sa part de menaces. « Je l’ai suivi sur une télé de la place. ce qu’il a dit est vrai. Mais enfin ! Les gens ne comprennent pas les statistiques ou les projections », a-t-il souligné. Et un autre collègue médecin de renchérir. « Comme nous le constatons, le virus est en roue libre. a part les autorités sanitaires et politiques, tous les acteurs sont pessimistes par rapport à la situation sanitaire. Nous sommes toujours en retard de plusieurs semaines sur la covid. Autant poursuivre son ombre ! Le nombre de cas communautaires et de zones touchées montre que la bataille de Dakar est perdue. et que les foyers de contamination se multiplient hors de Dakar. Qu’est ce qui va se passer au niveau des zones rurales après les déplacements de Tabaski ? On aura une à trois semaines pour répondre à cause des possibles retards et défauts de prise en charge. des mesures restrictives risquent d’être la seule alternative dans un avenir proche. Le chef de l’Etat a donné la voix. mais, à mon avis, les mesures barrières ne suffiront pas. Le virus est au cœur des foyers », a lâché notre interlocuteur, le cœur meurtri. Eh ben, dis donc ! Ça souffre déjà hein !
Le Témoin
Il y a aussi l’obligation du part du masque dans des espaces publics, privés et dans les moyens de transport avec le respect strict du nombre de places assises. Le tout sous le menace d’une amende ou d’une sanction pénale contre tout contrevenant. Interpellés sur l’efficacité ces nouvelles mesures, des médecins nous envoient balader. « Les mesures du ministère de l’intérieur ne sont que des mesures barrières qui ne serviront à rien du tout. Quand la situation est hors contrôle, c’est un confinement qui s’impose. Les mesures barrières ne servent qu’à limiter la transmission hors domicile. actuellement le virus est dans les concessions, là où il n’y a pas de mesures barrières. malheureusement, nous n’avons ni le courage, ni les moyens d’une restriction même partielle. Aujourd’hui, il s’agit d’empêcher le virus de sortir des maisons, et non de limiter sa circulation tout court. nous ne sommes plus à l’étape de la transmission dans l’espace public. Les principales sources de contamination sont dans les maisons. Nous sommes en retard sur le virus. Nous allons souffrir et beaucoup souffrir. Nous allons vers des moments difficiles et l’Etat ne veut pas prêter le flanc. De grands événements à caractères religieux approchent, et certains voient déjà mal des mesures allant dans le sens de restrictions. J’aimerais tellement avoir tort ! », confie, sous l’anonymat, un praticien de la santé.
A l’en croire, Dr Babacar Niang de la clinique Suma Assistance aurait certainement eu sa part de menaces. « Je l’ai suivi sur une télé de la place. ce qu’il a dit est vrai. Mais enfin ! Les gens ne comprennent pas les statistiques ou les projections », a-t-il souligné. Et un autre collègue médecin de renchérir. « Comme nous le constatons, le virus est en roue libre. a part les autorités sanitaires et politiques, tous les acteurs sont pessimistes par rapport à la situation sanitaire. Nous sommes toujours en retard de plusieurs semaines sur la covid. Autant poursuivre son ombre ! Le nombre de cas communautaires et de zones touchées montre que la bataille de Dakar est perdue. et que les foyers de contamination se multiplient hors de Dakar. Qu’est ce qui va se passer au niveau des zones rurales après les déplacements de Tabaski ? On aura une à trois semaines pour répondre à cause des possibles retards et défauts de prise en charge. des mesures restrictives risquent d’être la seule alternative dans un avenir proche. Le chef de l’Etat a donné la voix. mais, à mon avis, les mesures barrières ne suffiront pas. Le virus est au cœur des foyers », a lâché notre interlocuteur, le cœur meurtri. Eh ben, dis donc ! Ça souffre déjà hein !
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