Cette réquisition, très attendue, est intervenue dans le cadre d’un procès extrêmement suivi devant la Cour centrale de Séoul, explique notre correspondante sur place, Camille Ruiz. Les conseillers spécialisés jouant le rôle de procureurs ont tranché : ils estiment que l’ancien chef de l’État était à la tête d’une insurrection.
Les faits remontent au début du mois de décembre 2024. À l'époque, Yoon Suk-yeol avait brièvement instauré la loi martiale sur l’ensemble du territoire sud-coréen, crime passible des peines les plus sévères prévues par la législation – jusqu’à la peine de mort –, selon l'accusation. S'il n'est pas condamné à la peine capitale, l’ex-président encourt une peine d’emprisonnement à vie, avec ou sans travaux forcés. Celle-ci a d’ailleurs déjà été requise contre son ancien ministre de la Défense.
Une loi martiale jugée inconstitutionnelle
Dans son réquisitoire, le procureur a affirmé que les enquêteurs avaient confirmé l’existence d’un plan visant à maintenir Yoon Suk-yeol au pouvoir. Il a estimé que la brève instauration de la loi martiale, qualifiée d’inconstitutionnelle et d’illégale, avait porté atteinte au fonctionnement de l’Assemblée nationale et de la Commission électorale, sapant ainsi l’ordre constitutionnel démocratique. Le magistrat a également souligné que l’accusé n’avait exprimé ni regrets sincères ni excuses appropriées à l’égard du peuple sud-coréen.
Aujourd’hui âgé de 65 ans, Yoon Suk-yeol conteste les accusations. Il soutient que la proclamation de la loi martiale relevait de ses prérogatives présidentielles et qu’elle visait à tirer la sonnette d’alarme face à ce qu’il considère comme une obstruction politique des partis d’opposition.
Ce dossier n’est que l’un des nombreux fronts judiciaires auxquels l’ex-chef de l’État est confronté, puisqu'il fait face à pas moins de huit procès. La décision finale dans cette affaire est attendue début février au plus tôt.
Même si les tribunaux ne sont pas tenus de suivre les réquisitions des procureurs, Amnesty International rappelle que la peine de mort est considérée comme de facto abolie en Corée du Sud, la dernière exécution dans le pays remontant à 1997.
Les faits remontent au début du mois de décembre 2024. À l'époque, Yoon Suk-yeol avait brièvement instauré la loi martiale sur l’ensemble du territoire sud-coréen, crime passible des peines les plus sévères prévues par la législation – jusqu’à la peine de mort –, selon l'accusation. S'il n'est pas condamné à la peine capitale, l’ex-président encourt une peine d’emprisonnement à vie, avec ou sans travaux forcés. Celle-ci a d’ailleurs déjà été requise contre son ancien ministre de la Défense.
Une loi martiale jugée inconstitutionnelle
Dans son réquisitoire, le procureur a affirmé que les enquêteurs avaient confirmé l’existence d’un plan visant à maintenir Yoon Suk-yeol au pouvoir. Il a estimé que la brève instauration de la loi martiale, qualifiée d’inconstitutionnelle et d’illégale, avait porté atteinte au fonctionnement de l’Assemblée nationale et de la Commission électorale, sapant ainsi l’ordre constitutionnel démocratique. Le magistrat a également souligné que l’accusé n’avait exprimé ni regrets sincères ni excuses appropriées à l’égard du peuple sud-coréen.
Aujourd’hui âgé de 65 ans, Yoon Suk-yeol conteste les accusations. Il soutient que la proclamation de la loi martiale relevait de ses prérogatives présidentielles et qu’elle visait à tirer la sonnette d’alarme face à ce qu’il considère comme une obstruction politique des partis d’opposition.
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