De nombreux électeurs ont profité de cette élection présidentielle anticipée pour dire leur colère, non seulement de la corruption d'une partie des élites, mais aussi de la vie chère et de l'augmentation du chômage. C’est dans ce contexte que Moon Jae-in a été élu ce mardi, selon un sondage sorti des urnes réalisé par trois chaînes de télévision. Le grand favori des sondages et candidat du Parti démocratique de centre gauche recueillerait 41,4 % des voix, contre 23,3% pour le conservateur Hong Joon-pyo, issu du parti de la présidente déchue, et 21,8% pour le centriste Ahn Cheol-soo avec 21,8%.
Moon Jae-in, 64 ans, est un ancien avocat de défense des droits de l'homme et un ancien militant pro-démocratie. Ces activités lui ont valu la prison sous la dictature de Park Chung-hee, le père de la précédente présidente. Entré en politique tardivement en 2003, cet homme pragmatique mais peu éloquent était alors le chef de cabinet de l’ancien président coréen Roh Moo-hyun.
Changement de ton avec Pyongyang ?
Après presque 10 ans de règne conservateur, la victoire de Moon Jae-in pourrait signifier un changement considérable de politique vis-à-vis de Pyongyang, mais aussi de l'allié et protecteur américain. En effet, il prône le dialogue avec la Corée du Nord afin de désamorcer les tensions et de l'inciter à revenir à la table des négociations. Il veut aussi plus de distance entre Séoul et Washington. Le candidat conservateur Hong Joon-pyo l’avait notamment qualifié de « gauchiste pro-Pyongyang » durant la campagne.
Habitués à vivre avec la menace nord-coréenne, la question des programmes balistique et nucléaire de Pyongyang ne détermine pas le vote sud-coréen. La corruption et le ralentissement de la croissance sont en effet apparus comme les sujets de préoccupation majeurs. Ce résultat doit permettre à la société sud-coréenne de tourner la page après des mois de scandale, alors que Park Geun-hye attend désormais derrière les barreaux d'être jugée pour corruption et abus de pouvoir.
RFI
Moon Jae-in, 64 ans, est un ancien avocat de défense des droits de l'homme et un ancien militant pro-démocratie. Ces activités lui ont valu la prison sous la dictature de Park Chung-hee, le père de la précédente présidente. Entré en politique tardivement en 2003, cet homme pragmatique mais peu éloquent était alors le chef de cabinet de l’ancien président coréen Roh Moo-hyun.
Changement de ton avec Pyongyang ?
Après presque 10 ans de règne conservateur, la victoire de Moon Jae-in pourrait signifier un changement considérable de politique vis-à-vis de Pyongyang, mais aussi de l'allié et protecteur américain. En effet, il prône le dialogue avec la Corée du Nord afin de désamorcer les tensions et de l'inciter à revenir à la table des négociations. Il veut aussi plus de distance entre Séoul et Washington. Le candidat conservateur Hong Joon-pyo l’avait notamment qualifié de « gauchiste pro-Pyongyang » durant la campagne.
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RFI
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